Jean de La Glèbe, Le diable est aux vaches
“ Et M. Pinette regardait tour à tour le Sauvage puis ses bêtes. Nous, les jeunes, regardions les deux hommes. L’âme commune souffrait évidemment, ou au moins était inquiète. L’une des plus grosses vaches essaya de se lever, mais n’en eut pas la force. Le bruit qu’elle fit en retombant avec lourdeur sur le pavé gluant, détermina chez les animaux le mouvement d’ensemble inquiet, puis nerveux, qui se produit quand le troupeau voit ou espère voir venir la ration. Le mouvement, comme une onde, se propagea à toute l’étable-écurie-bergerie-porcherie-poulailler. ”
