Fernand Passelecq, La dernière étape (1912)
“ Chanchet était, en effet, couché sur le côté, en chien de fusil et, pour vaincre la difficulté de respirer, il avait renversé la tête en arrière le plus possible, la bouche ouverte cherchant avidement un peu d'air frais au-dessus du tas de sacs de jute empoussiérés et malodorants où il reposait. Le curé posa à l'aveuglette la main sur le front brûlant et tout suant comme la poitrine. Il prit ensuite le poignet, mais ne parvint pas à mesurer le pouls qui, par moments, battait la chamade et, par moments, s'interrompait tout à fait, comme si la vie avait déjà des absences. ”
