Auguste Vimar

Auguste Vimar

Résumé

Portrait de Auguste Vimar Auguste Vimar La poule à poils (1904)

C'était vraiment merveille de voir ces quinze babies canards, tous jaunes comme des canaris, le bec et les pattes d'un rose tendre, grouiller autour de la patiente grosse mère accroupie, se perdant sous ses ailes, pour en sortir bientôt et grimper clopin-clopant sur son large dos. Comme il arrive souvent pour les nourrices, la bonne « Yollande » aimait ses canetons comme ses propres enfants, et sans s'inquiéter de leur forme et de leur livrée si différentes de la sienne, elle leur prodiguait sans cesse les preuves de la plus tendre affection.
Source : Gallica

Portrait de Auguste Vimar Auguste Vimar La poule à poils (1904)

« Là sont les éléphants, reprenait Yollande, on les emploie à une foule de travaux. Leur trompe, prolongement des fosses nasales, leur sert à la fois pour respirer et pour saisir. C'est en quelque sorte une main extrêmement
sensible et puissante. » « Vrai Dieu ! s'écriait l'imagination de mère Etienne, avoir une main au bout du nez ! Serait- elle garnie de manchette ? et porterait-elle des bagues aux doigts? »
Source : Gallica

Portrait de Auguste Vimar Auguste Vimar La poule à poils (1904)

Petit Jacques, au moyen d'une longue gaffe, la prit et la tira à terre aux pieds de mère Étienne. « Labrie » s'approcha et flaira tristement le corps de la poule infortunée. On eut beau l'essuyer, la frictionner, rien n'y fit.
— « Elle est bien morte, hélas ! dit enfin mère Étienne, avec des larmes plein les yeux, mais aussi c'est ma faute, j'aurais dû fermer plus bas le grillage et ce malheur ne serait pas arrivé. C'est gros dommage vraiment ! Une si belle, si bonne couveuse ! Elle pèse au moins quatre kilos, tenez « Germaine », soupesez-la. »
Source : Gallica

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