Résumé

Pierre Chirol La basilique de Notre-Dame-de-Bon-Secours (1943)

Il n'était pas possible de la faire figurer dans un décor éclatant. D'où la nécessité de l'habiller, à l'instar de certaines autres effigies, car, si M. Godefroy avait songé à la remplacer par une Madone entièrement neuve — en style du XIIIe siècle — il avait bien vite renoncé à son projet devant les protestations de ses
intimes.
Depuis cent ans qu'elle dresse sa fine silhouette sur l'horizon rouennais, la Basilique de Bon-secours, érigée par le labeur incessant d'un homme volontaire, a soulevé des admirations et essuyé des critiques également exagérées.
Source : Gallica

Pierre Chirol La basilique de Notre-Dame-de-Bon-Secours (1943)

Tout cet ensemble très soigné avait mis l'abbé Godefroy en présence de problèmes très délicats. Si l'argent ne faisait plus défaut, malgré bien des soucis, parfois, et des efforts toujours sans répit, la question de la main-d'œuvre qualifiée se révélait très difficile.
L'ardent bâtisseur poursuivait la perfection : rien n'était trop beau, ni trop riche, mais il voulait toujours obtenir cette perfection au moindre prix. Le prêtre quêteur et l'ancien industriel se conjuguaient perpétuellement en lui pour atteindre ce double but. Il y connut bien des mécomptes, il en vint.
Source : Gallica

Pierre Chirol La basilique de Notre-Dame-de-Bon-Secours (1943)

Les ouvriers, recrutés par les tâcherons, devaient être payés par le curé. D'où, pour ce dernier, le souci incessant, toujours obsédant, d'une trésorerie perforée qu'aucun effort ne parvient à alimenter définitivement pour permettre un peu de répit au quêteur sacerdotal.
Dans cette tâche d'un autre genre et non moins absorbante, l'abbé Godefroy fit merveille et maintes histoires à son endroit ont été colportées. Ces légendes, dont le fond semble véridique, sont encore dépassées par la réalité.
Source : Gallica

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