Résumé

J.-B. Frédéric Ortoli Petit-Doigt. Les Extraordinaires aventures du rusé voleur (1886)

Et le fin voleur se mit à siffler, siffler.
— Tu vois ton impuissance ! ta femme ne reviendra plus.
- Ne vous impatientez pas, je vous prie ; attendez encore un instant.
Et le fin voleur sifflait, sifflait. Tout à coup il modula l'air désigné.
La morte poussa un léger soupir, leva le bras, ouvrit les yeux, puis enfin se leva de son lit.
- Ah! quel miracle, quel miracle ! s'écria le seigneur enthousiasmé. Pornic, il faut me vendre ton sifflet !
- Jamais ne m'en déferai; je ne le donnerai ni pour or ni pour argent.
- Je t'offre cent écus.
Source : Gallica

J.-B. Frédéric Ortoli Petit-Doigt. Les Extraordinaires aventures du rusé voleur (1886)

Quand le seigneur frappa à laporte, le fin voleur riait,
chantait et buvait de grands verres de liqueur.
- Pan ! pan ! pan ! fit de nouveau le châtelain.
Pornic alla ouvrir.
- Ah! je te trouve enfin, maudite peste, que fais-tu donc à hurler ainsi ?
:— Aujourd'hui je suis veuf et je ris un brin en attendant que ma femme ressuscite.
— Alors tu riras longtemps mon pauvre fin voleur !
— Et pourquoi donc?
— Parce qu'elle ne reviendra jamais à la vie.
— Eh bien! c'est ce qui vous trompe : je possède un sifflet qui a la vertu de faire revenir les morts.
Source : Gallica

J.-B. Frédéric Ortoli Petit-Doigt. Les Extraordinaires aventures du rusé voleur (1886)

La reine accourut aussitôt.
- Voyez, dit celui-ci, j'ai retrouvé la bague que j'avais donnée à la belle étrangère ; elle doit être dans ce palais ; donnez des ordres et qu'au plus tôt on me la présente !
Quelque temps après, Ditu Migniulellu, merveilleuse à voir et toute transformée par la bonne fée, apparut devant le prince.
- Ah! c'est elle, c'est elle, je la reconnais! s'écria celui-ci. Et il battait des mains, et il riait, et il pleurait, ainsi que ferait un pauvre fou.
Source : Gallica

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