Gabriel de Moyria, Odilie, ou l'Ange du bocage, par M. Gabriel de Moyria (1837)
“ Il est mort à tout ce qui charme les sens, à * 342 * tout ce qui console; l'espérance s'est évaporée de sa vie comme le songe d'une nuit. Que les astres se lèvent, que la nature se pare, que les heures se déplacent et s'envahissent, il n'y a plus autour de lui, qu'horreur et désespoir. Ah ! si du moins sa peine pouvait s'exalter jusqu'à la démence; si une folie secourable pouvait ôter de dessus son coeur l'aiguillon de la pensée. Mais non, dans le désordre de ses émotions, sa raison est entière, et il ne peut perdre un instant la terrible conviction du malheur qui l'accable. ”
