Anne Marie de Beaufort d'Hautpoul, Arindal, ou Le jeune peintre. Tome 2 (1810)
“ Dis-moi donc, mon ami, quels sont les étonnans rapports entre les effets d'une joie excessive et ceux d'une douleur accablante ? Pourquoi la nature, dans ses desseins bizarres, a-t-elle placé dans le même réservoir les larmes que l'attendrissement , le plaisir font répandre , et celles que la souffrance , la tristesse , le désespoir arrachent aux malheureux mortels? Que ne te dois-je pas, cher Henri? Sans tes soins, sans ta bienfaisante amitié, nul dédommagement ne serait offert à ma peine; c'est loi, c'est toi, ange tutélaire, qui as porté le courage, l'espoir , le bonheur dans tout mon être ”
