Edward Bulwer-Lytton

Edward Bulwer-Lytton

Résumé

Portrait de Edward Bulwer-Lytton Edward Bulwer-Lytton Harold : le dernier des rois saxons… (1852)

Tu l'aimes, cependant, comme l'homme aime la femme, moins que les grands devoirs de la vie.
— Ah! chère soeur, dit Harold, tu parles en ce moment comme j'aime à t'entendre parler; j'ai donc retrouvé ma soeur des anciens jours, à l'oeil étincelant, à la bouche inspirée; tu parles comme une femme au coeur chaud, et non comme la pauvre momie que les prêtres ont enfermée dans leur linceul inflexible. Sois avec moi, ne me refuses pas ton appui, j'épouserai ta fille selon Dieu, je la sauverai tout à la fois et des sauvages superstitions de Hilda et du tombeau d'un couvent abhorré.
Source : Gallica

Portrait de Edward Bulwer-Lytton Edward Bulwer-Lytton Harold : le dernier des rois saxons… (1852)

Githa, répliqua le comte, tu parles comme la fille des rois, comme la digne mère des héros ; mais écoute-moi, car un grand poids pèse sur mon âme. Notre premier-né, notre Sweyn, autrefois si beau et si brave, n'est plus, hélas! qu'un pauvre banni sans asile, et ton cher Wolnoth est l'hôte forcé du Normand notre ennemi. De ceux qui nous restent, Gurth, si doux et si calme, sera sans doute un vaillant soldat, car les plus doux à la maison sont toujours les plus intrépides sur le champ de bataille ; mais Gurth n'a point un esprit à la hauteur de ces temps difficiles.
Source : Gallica

Portrait de Edward Bulwer-Lytton Edward Bulwer-Lytton Harold : le dernier des rois saxons… (1852)

C'est bien, mon fils; mais as-tu bien compris que, tandis que tu t'oublies dans ces galeries, au milieu de ces ombres d'hommes en capuce de moine, Siward étouffe notre maison de sa gloire et fait retentir de son seul nom tout le nord de l'Humber? As-tu bien vu que toute la Mercie est dans les mains de Léofric, notre rival ; que son fils Algar, qui a gouverné le Wessex en mon absence, a si bien su y faire aimer son nom, que, si cette absence eût duré un an de plus, cette multitude, toujours la même, eût crié : Vive Algar, et non plus : Vive Godwin !
Source : Gallica

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