Résumé

Les Broderies de la reine Mathilde épouse de Guillaume-le-Conquérant par Mme Emma L. (1846-1847)

Ce caractère, le plus parfait peut-être que nous offre le moyen-âge, est celui de Mathilde, épouse de Guillaume-le-Conquérant. Mathilde, la duchesse-reine, mère si dévouée, princesse d'une si admirable bonté au milieu d'une cour dont les moeurs énergiques étaient parfois empreintes de barbarie ; si grande, si noble dans l'infortune ; belle de corps et généreuse de coeur, suivant l'expression d'un contemporain , et mourant enfin blessée dans ses affections les plus chères.
Source : Gallica

Les Broderies de la reine Mathilde épouse de Guillaume-le-Conquérant par Mme Emma L. (1846-1847)

Puis elle ajoutait : — Quand je serai morte, vous conserverez mon corps, et vous le rapporterez en Normandie, afin de le déposer dans le choeur de la cathédrale de Bayeux, que mon oncle a si splendidement réparée. N'oubliez pas, non plus, les broderies auxquelles nous avons travaillé, toi et moi, Marguerite, sous les yeux de ma mère! Hélas ! je les commençais le coeur si rempli d'espérances ! Priez mon oncle d'en orner les murs de son église les jours de grandes solennité, et qu'il n'oublie jamais l'anniversaire de ma mort dans ses prières.
Source : Gallica

Les Broderies de la reine Mathilde épouse de Guillaume-le-Conquérant par Mme Emma L. (1846-1847)

Marguerite cachait son visage dans ses mains, honteuse des pensées qu'elle s'avouait à peine.
— Vous souffrez ? — dit alors près d'elle la voix de Vital. — Non ; j'admirais la manière dont la lune se joue sur les flots. Voyez ! les vagues viennent tour-à-tour briller dans ce rayon qu'elle trace; puis après un court moment d'éclat, elles vont se confondre dans le sein d'une profonde obscurité. N'en est-il pas de même de la vie, après tout ? Qu'elle soit éclairée des rayons du bonheur, ou assombrie par la tristesse, ne faut-il pas toujours en venir à un résultat pareil ?
Source : Gallica

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