Résumé

Paul Féval La fabrique de mariages, Vol. 5

Vital comprenait mieux que Béatrice elle-même la portée de cette attaque brutale. Il savait d’avance que l’attaque devait avoir lieu; il était venu tout à l’heure pour l’en prévenir, de la part de madame de Grévy.—Mais il ne s’attendait pas à trouver devant lui Césarine.
C’était un cœur primitif, d’une loyauté sévère et sans bornes. Entre son amour, qui était toute sa vie, et son devoir, nous pouvons affirmer que Vital n’eut pas un seul instant hésité.
Vital était homme à briser ici d’un mot, avec réflexion, avec volonté, l’espoir de son existence tout entière.
Source : Gutenberg

Paul Féval La fabrique de mariages, Vol. 5

Achille courba la tête comme si ce fardeau eût pesé trop lourdement sur son front. Mais il ne protesta point.
Le vicomte s’éloigna de lui.
Un silence morne avait suivi les dernières paroles de mademoiselle de Mersanz. Béatrice découvrit son beau visage, baigné de larmes. Elle se redressa, les yeux baissés, ses bras croisés sur sa poitrine.
—Sur mon honneur! dit Montmorin à demi-voix, je ne l’ai jamais vue si magnifique!
Des voix s’élevèrent dans la foule:
M. Roger se trouve mal!
—C’est bien capable de le tuer!
Le vieillard, en effet, semblait perdre le souffle.
Source : Gutenberg

Paul Féval La fabrique de mariages, Vol. 5

Mélite, toute pâle, pliait et dépliait son foulard, qui n’en pouvait plus.
Philomène, supérieure à l’orage, montra en cette circonstance quel merveilleux talent se cachait sous son exquise modestie.
Elle se leva comme Césarine. Elle l’attira entre ses bras d’un geste véritablement pathétique et la pressa avec passion contre son cœur. Mélite a prétendu depuis qu’elle avait réussi à verser de vraies larmes.
—Chassez-moi donc! s’écria-t-elle en un beau mouvement,—chassez ma sœur!...
Source : Gutenberg

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature