Résumé

Paul Féval La fabrique de mariages, Vol. 3

Béatrice crut tout ce que le comte Achille voulut lui dire. La pensée que son héros pût se parjurer n'entra même pas dans son esprit. Le doute seul eût été à ses yeux un sacrilége et un blasphème. Il y eut autour d'elle comme un enchantement qui enveloppa son âme. En elle, rien ne résista; tout fut complice, tout, jusqu'à sa belle piété. Achille était pieux; elle l'avait vu ainsi. En descendant le perron de son splendide hôtel, Achille ne s'était-il pas rendu près du lit de douleur de la pauvre Émerance?
Source : Gutenberg

Paul Féval La fabrique de mariages, Vol. 3

C'était bien ce comte Achille, le cavalier qui, par tous salons, passe pour un homme charmant, dans la plus flatteuse acception des termes. Césarine, le blond lutin de la pension Géran, avait raison: il n'était pas trop vieux pour Maxence.
Bien que Maxence eût à peine seize ans.
Tant que le premier pli n'a pas rayé ces fronts gracieux et un peu vides, tant que le premier poil blanc n'a pas déshonoré ces crânes de don Juan bourgeois, ces crânes français par excellence, appartenant aux éternels jeunes premiers de ce pauvre vaudeville qui est la vie réelle, ils sont jeunes, tout jeunes.
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Paul Féval La fabrique de mariages, Vol. 3

Cette réponse n'était point de nature à diminuer le trouble de Barbedor. Il haussa les épaules et grommela:
—Ça ne se dit pas... c'est des bêtises de se périr pour si peu de chose!
—Si peu de chose! répéta le vieux Roger, qui le regarda d'un air étonné.
Le ridicule avait disparu. Vous n'eussiez vu en ce moment sur son visage que la hautaine dignité du soldat.
Niquet et Palaproie l'examinaient pour voir d'où le vent allait souffler.
—Si peu de chose! s'écria Niquet;—l'honneur de la fille d'un militaire!
—Ah! mais! gronda Palaproie;—la réputation qu'a une tache se ternit, et plutôt mourir...
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