“ Il cherche par derrière, en tâtonnant, l’attache Du col, qu’on ne voit pas sous le chou qui la cache ; L’agrafe semble avoir un écart trop étroit, Et pendant un instant il reste maladroit Pour la faire partir ; de près il dévisage Roberte en souriant. Le devant du corsage Tombe alors de travers en entraînant avec Tout le col, que Gaspard enfin a d’un coup sec Ouvert, forçant afin que l’agrafe s’en aille ; Dessous on voit comme un double corsage en faille Avec un rang serré de boutons au milieu, Comme un cache-corset tout noir dont il tient lieu. ”
Agrafe
Définition et enjeux
L'agrafe, dispositif de fixation ou élément décoratif, a traversé les époques comme symbole de solidarité ou de séparation. Les auteurs, de Hugo à Corneille, ont exploré ses significations métaphoriques, interprétant la justice, la vengeance ou la morale à travers des discours sur le châtiment et la réforme sociale.
Ces réflexions, tirées de textes variés, mettent en évidence une tension entre l'individu et la collectivité, illustrée par des citations qui oscillent entre la condamnation des injustices et la quête d'une éthique commune. L'agrafe, objet concret, devient ainsi un miroir des enjeux moraux et politiques de son époque.
Citations sur “agrafe”
Victor Hugo,
Le Dernier Jour d'un Condamné
“ Pas de bourreau où le geôlier suffit. Mais, reprend-on, — il faut que la société se venge, que la société punisse. — Ni l’un, ni l’autre. Se venger est de l’individu, punir est de Dieu. La société est entre deux. Le châtiment est au-dessus d’elle, la vengeance au-dessous. Rien de si grand et de si petit ne lui sied. Elle ne doit pas « punir pour se venger » ; elle doit corriger pour améliorer. Transformez de cette façon la formule des criminalistes, nous la comprenons et nous y adhérons. Reste la troisième et dernière raison, la théorie de l’exemple. ”
Paul-Louis Courier,
Oeuvres complètes de Paul-Louis Courier…
(1821)
“ Quoi! désormais on ne pourra plus dire, sans se faire une affaire avec la justice, que les courtisans font souvent servir l'auguste nom du prince , les prêtres, le nom sacré de Dieu à leur intérêt personnel ! Quoi ! cette vérité de morale, devenue triviale à force d'applications, va devenir un délit digne de la prison ! Mais vous outragez les prêtres ! Mais il ne s'agit point d'outrages aux prêtres ; vous m'accusez d'outrages à la morale publique ; prouvez que j'ai outragé la morale publique. Mais outrager une généralité d'individus , c'est outrager la morale publique. ”
Pierre Antoine Berryer, Oeuvres de Berryer.... Tome 2 (1872-1876)
“ Comprenez-vous, Messieurs? Un lâche, qui n'a pas le courage du crime, qui pousse et soudoie, pour assouvir sa vengeance, un misérable berger, une mal-- heureuse servante ; et l'on voit là des circonstances atténuantes!... (Avec énergie:) Il n'y en a pas! il n'y en a pas ! C'est un crime capital, Messieurs; et quand les premiers juges ont admis des circonstances atténuantes, je dis qu'ils n'étaient pas sûrs de la culpabilité. C'est un mensonge de la justice. ”
N Ebrard, Du suicide, considéré aux points de vue médical… (1870)
“ Or, cherchez bien, et vous trouverez à la racine de toute satisfaction coupable la révolte et l'orgueil. Quelle que soit la nature des séductions qui nous entraînent à la violation du devoir, la conscience réclame, la loi commande jusqu'à l'instant de cette violation ; elle nous fait sentir son autorité et notre dépendance; elle nous dit: C'est défendu, non licet. Le dernier mouvement de la passion, celui qui consomme la faute, qui la constitue, est donc un mouvement de révolte, de transgression, d'orgueil. Voilà le mot décisif du crime. ”
Henri Chauvot, Le Barreau de Bordeaux de 1775 à 1815… (1856)
“ Avec quelle indignation n'as-tu pas vu, dans le sein d'un peuple civilisé, dans le court intervalle de quelques pas, l'innocence sans garantie, la mort sans vengeance, la tombe sans respect, l'impunité qui triomphe, la démence qui sourit, et la douleur qu'on outrage ? ”
Pierre Corneille,
Oeuvres choisies de P. Corneille
(1883)
“ Voyez l'aveugle erreur que vous osez défendre : Des crimes les plus noirs vous souillez tous vos Dieux ; Vous n'en punissez point qui n'ait son maître aux deux : La prostitution, l'adultère, l'inceste, Le vol, l'assassinat, et tout ce qu'on déleste, C'est l'exemple qu'à suivre offrent vos immortels. J'ai profané leur temple, et brisé leurs autels ; Je le ferois encor, si j'avois à le faire, Même aux yeux de Félix, même aux yeux de Sévère, Même aux yeux du sénat, aux yeux de l'Empereur. ”
Paul-Christophe-Élisabeth Merlin, Pétition aux deux Chambres (1848)
“ « Vous, le voyez; au crime ajoutez le vice, et vous serez traités avec indulgence ! Quand vous voudrez tuer quelqu'un, commencez par vous enivrer, et votre forfait passera presque inaperçu !» Il est temps. ”
J.-C. Perret, Oeuvres et pièces patriotiques en vers (1833)
“ S'il voit dans ce coupable un parfait repentir Sur sa funeste erreur, ou même sur le crime Qui le rendent enfin une triste victime, Puis ayant appliqué la rigueur de la loi, Il implore pour lui la clémence du roi, S'il ne peut l'obtenir, il gémit en silence Du malheur que produit le crime et l'imprudence. ”
marquis de Sade,
Aline et Valcour, ou Le Roman Philosophique…
“ Oui, me dis-je dans l'excès de mon désespoir, un tribunal qui ne pardonne jamais, qui corrompt la probité des citoyens, la vertu des femmes, l'innocence des enfans; qui, comme ces tyrans de l'ancienne Rome, ose faire un crime de la compassion et des larmes ... aux yeux duquel le soupçon est un tort, la délation une preuve, la richesse un délit;... qui, foulant aux pieds toutes les loix divines et humaines, couvre son impudence, sa luxure et sa cupidité du voile hypocrite de l'amour divin et des bonnes moeurs; qui pardonne tous les forfaits de ceux qui le servent ”
Louis Antoine Léon de Saint-Just, Œuvres complètes de Saint-Just
“ La roue n’est point une chose honteuse, respectez-vous donc le crime ? Le coupable meurt, et meurt inutilement dans la rage et les sueurs d’une poignante agonie ; quelle indignité ! Ainsi l’on méprise la vertu comme le vice, on dit aux hommes : Soyez traîtres, parjures, scélérats si vous voulez, vous n’avez point à redouter l’infamie, mais craignez le glaive et dites à vos enfants de le craindre. ”
William Shakespeare,
Œuvres complètes de Shakespeare…
“ Ainsi tu t’abîmes toi-même en toi-même, crime plus grand que le crime de la guerre civile, que le crime du désespéré qui se tue de ses propres mains, que le crime du père boucher qui enlève la vie à son fils. ”
J.-Charles Laveaux, Les nuits champêtres (1783)
“ Ne regardez-vous pas comme un infame le barbare exécuteur de vos jugemens? peut-il l'être, si vous êtes justes? Vous avez voulu punir un coupable! eh! qui vous a dit que la mort fût un mal? Hélas! vous êtes si foibles, si coupables vous-mêmes, & vous voulez punir! Examinez avec moi la vie de cet homme qui vous paroît si criminel. Voyez-le naître; il doit le jour à deux de ces malheureux à qui la nécessité a fait une habitude du crime. Il suce le vice avec le lait. Il voit le vol & le brigandage exercés par ceux que la nature lui fait aimer. ”
Paul Féval, Les Mystères de Londres
“ Qu’arrive-t-il ? Les condamnés sont de deux sortes : les uns font le mal par nécessité, les autres par goût. Le crime a ses pontifes, et la vocation, cette bizarre conseillère, entraîne là comme ailleurs. ”
P. Bouverat, La France de 1852 devant le tribunal de la raison… (1851)
“ Vous avez fait des victimes pour vous mettre à leurs places ; et, maintenant que vous êtes élevés, vous traitez indignement, vous appelez émeutier le peuple qui souffre et qui se plaint! Gagnez donc, comme lui, votre vie jour par jour, pièce par pièce, à la force de vos bras et de votre intelligence, comme Dieu nous y a tous condamnés. ”
Procès de "la Glaneuse". 12 mars 1834 (1834)
“ Que dire d'une accusation qui descend à de pareilles ressources ! qui appelle le hideux cortége des passions dans le sanctuaire de la justice, — qui fait entendre des paroles de vengeance et de haine pour armer vos bras du glaive qui punit, — et s'adresse à vos ressentimens privés pour égarer vos devoirs de juges ! ”
Cesare Beccaria,
Des délits et des peines
“ Nous avons déjà remarqué que les crimes sont d’autant plus graves, qu’ils causent plus de dommage à la société. C’est là une de ces vérités qui, quoique évidentes pour l’esprit le moins attentif, mais cachées par un concours singulier de circonstances, ne sont connues que d’un petit nombre de penseurs, dans tous les pays et dans tous les siècles dont nous connaissons les lois. ”
Cesare Beccaria,
Des délits et des peines
“ Quoi ! vous vous méprenez sur la consternation de cet accusé, vous qui n’oseriez peut-être parler avec assurance devant quelques hommes assemblés ! Éclaircissez ce front sévère ; laissez lire dans vos regards cette tendre inquiétude pour un homme qu’on désire trouver innocent ; que votre voix, douce dans sa gravité, semble ouvrir avec votre bouche un passage à votre cœur ; contraignez cette horreur secrète que vous inspirent la vue de ces fers, et les dehors affreux de la misère ; gardez-vous de confondre ces signes équivoques du crime avec le crime même ”
François Raymond, Dictionnaire général de la langue française de François Raymond (1832)
“ Le sage respecte le cri public, et méprise les clameurs des sots. Le cri peut être la voix de plusieurs passions ; la clameur est celle de la terreur. Les cris de guerre excitent les clameurs. CRIME, FAUTE, PÉCHÉ, DÉLIT, FORFAIT. Le péché est une faute contre la loi divine ; le délit, contre la loi humaine ; le crime, contre l’humanité ; le forfait est un crime grave ; la faute est le terme générique adouci. ”
Cicéron,
Dialogues sur l'éloquence : De oratore…
(1866)
“ Ce sont elles, en effet, qui nous portent à être justes, lorsque nous les voyons décerner à la droiture, à la justice, à la probité, la renommée, les honneurs, les récompenses ; tandis qu'elles flétrissent le vice et la mauvaise foi par des amendes, par l'ignominie, la prison, les verges, l'exil et la mort. ”
Alfred Trolley, Étude sur la lésion en droit romain et en droit français (1872)
“ On les étouffe encore en germe quand ils ont l'audace de s'élever contre les bonnes mœurs. Les punissant ainsi du crime d'immoralité, les laissera-t-on sans frein commettre celui d'injustice tel que l'entend et le réprouve le bon sens vulgaire? ”
Anne Marie Caroline Eugène Hautefeuille, Malheur et sensibilité, par Mme la comtesse Eugène d'Hautefeuille (1859)
“ Et si l'une de ces victimes, poussée au crime par le malheur, a vainement fait entendre sa plainte avant de succomber dans les flots de la vie, la société, coupable au premier chef, devait faire monter sur l'échafaucl l'une de ces vigies négligentes et l'abattre sous les pieds du condamné que le malheur a rendu criminel. ”
Cesare Beccaria,
Des délits et des peines
“ Mettez le texte sacré des lois entre les mains du peuple, et plus il y aura d’hommes qui le liront, moins il y aura de délits ; car on ne peut douter que, dans l’esprit de celui qui médite un crime, la connaissance et la certitude des peines ne mettent un frein à l’éloquence des passions. ”
Jean Ajalbert, Clemenceau (5e édition) (1931)
“ Assister au supplice pour jouir des affres du supplicié, se bousculer à son passage, tendre des lorgnettes vers lui, proférer des cris et des outrages sur son chemin, c'est aggraver la peine, dépasser la justice ! ”
William Shakespeare,
La mort de Lucrèce
“ Au nom de celui qui te l'a donnée, soumets tes désirs rebelles; ne tire point l'épée pour protéger l'iniquité, car elle t'a été remise pour en détruire l'engeance. Comment pourras-tu remplir tes devoirs de roi lorsque, prenant modèle sur ton exemple, le crime pourra dire que c'est toi qui lui as enseigné à devenir criminel. ”
Jean-François Pellet, Le barde des Vosges . Recueil de poésies… (1829)
“ Ils n'exigent de nous que des vœux, des prières, Et je ne puis songer, qu'au forfait complaisans, Ils trouvent dans le crime un agréable encens. MAXIMIEN. Et, qui sait, si ces dieux que votre époux outrage, Madame, à l'immoler n'excitaient point ma rage! S'ils ne m'ont pas depuis ordonné son trépas?. FAUSTINE. Ils punissent le crime et ne l'ordonnent pas. MAXIMIEN. Le crime est d'insulter leur majesté suprême! De prodiguer sur eux l'injure et le blasphème! D'offrir à des autels, non moins vils qu'impuissans, Une ardeur sacrilège, un exécrable encens. ”
Charles Bertheau, De la transportation des récidivistes incorrigibles (1882)
“ Les premiers, sous l'empire d'une violente passion qu'ils n'ont pas su vaincre, comme la colère, la haine, la cupidité, ont commis un délit, un crime plus ou moins grave qu'ils regrettent amèrement, mais que la justice humaine les condamne à expier. Les derniers, au contraire, ont longuement médité et préparé les méfaits dont ils se sont rendus coupables. ”
Charles Pinot Duclos,
Œuvres complètes
“ Pourquoi ces nobles victimes qu’un crime d’état conduit sur l’échafaud, n’impriment-elles point de tache à leur famille ? C’est que ces criminels sont ordinairement d’un rang élevé. Le crime, et même le supplice prouvent également de quelle importance ils étoient dans l’état. ”
Léopold Méry, Emmanuel, ou La domination portugaise dans les Indes Orientales au XVIe siècle… (1854)
“ Après avoir fait justice de ces hommes iniques, dont les mains étaient remplies de rapines, il s'appliqua à réformer tous les abus qui, pendant son absence, s'étaient glissés jusque dans les derniers rangs de la société. ”
Citoyenne Lacour, Reponse de la citoyenne Lacour à l'écrit imprimé qui a pour titre… (1792)
“ Le glaive de la justice civile ne s'appesantirait que sur un petit nombre d'individus ! J'entends les plaintes de ces malheureuses victimes ; je vois la douleur , l'indignation de leurs frères ; ils s'écrient : nous étions cinq cent ; nous étions mille ; immolez-nous tous. ”
Antoine-Jean Cassé de Saint-Prosper, Berryana, ou Recueil des traits de bonté les plus remarquables de S. A. R. feu Mgr le duc de Berry… (1820)
“ Lorsque, dans les provinces, on apprendra, et l'événement terrible, et les circonstances déplorables du crime, quels reproches amers n'auront-elles pas le droit d'adresser aux hommes, qui, dans l'immense ville, chargés de veiller à la conservation des têtes les plus chères, s'acquittent de leurs devoirs avec une indifférence et une mollesse, que l'on pourroit peut-être , avec trop de justice, appeler d'un autre nom ! ”
A l'encre verte, Miettes d'Histoire contemporaine par Alphonse Karr (1881)
“ Voyez, en effet, tous ces mauvais avocats, tous ces orateurs de taverne, tous ces fruits secs de toutes les professions, le rebut et la lèpre de la société, s'associant aux souteneurs de filles, aux voleurs, aux incendiaires, aux assassins, ne comptant d'honnêtes parmi eux que quelques fous et quelques fanatiques, ayant la République non pour but, mais pour échelle, seruant à l'assaut des places et de l'argent, ayant ramassé, reficelé et recollé à leur usage et bénéfice tous les abus renversés et brisés par nos pères. ”
Le Bout de l'oreille, ou Réponse véridique au Mémoire adressé au roi… (1816)
“ Ils sont des assassins , des régicides. Et vous , qui composiez cette assemblée sanguinaire , quel nom faut-il vous donner ? S'ils se sont trompés, ils sont dans le cas des autres juges qui se trompent (1) . Quelle excuse! Aviez-vous, hommes pervers, le droit de le juger? qui vous l'avait donné ? et si parfois , comme vous l'avancez, des juges se trompent, la réparation la plus authentique suit de près l'erreur. L'avez-vous faite cette réparation? vous en êtes-vous occupés? vous êtes-vous empressés de réparer à force de bienfaits ce crime que vous dites involontaire ? ”
Jacques de Concise, Épître à mon professeur, M. J. F.… (1826)
“ Tantôt, levant la tête , on le voit furieux , Entraînant, confondant l'innocence et le crime , Dans chaque citoyen chercher une victime , Et du feu qu'il allume excitant les tisons, Sourire en repoussant les verrous des prisons. ”
Abbé Collet, Les Bourreaux du peuple, par M. l'abbé Collet… (1852)
“ Prêtez l'oreille peuple chrétien Les crimes publics auxquels les hommes ont attaché la honte et le mépris, les lois, des peines et des châtimens, la corde, le bagne, la déportation et l'échafaud ; les crimes secrets que la honte n'accompagne pas, que la justice ne saurait punir, et qui échappent également au mepris des hommes et à la rigueur des lois. ”
Cesare Beccaria,
Des délits et des peines
(1822)
“ Un homme déclaré infâme par les lois, devient-il pur, parce qu'il avoue son crime tandis qu'on lui brise les os? La douleur, qui est une sensation, peutelle détruire l'infamie, qui est une combinai- son morale? La torture est-elle un creuset, et l'infamie un corps mixte qui vienne y déposer tout ce qu'elle a d'impur? En vérité, des abus aussi ridicules ne devraient pas être soufferts au dix-huitième siècle. ”
Achille-J. Dalsème, A travers le Palais, hommes et choses judiciaires… (1881)
“ Les tribunaux sont trop enclins à confondre avec la horde des criminels le clan des vaincus de l'existence. De ces vingt mille déclassés conduits, bon an mal an, dans les prétoires où l'on condamne, combien aspirent au relèvement ! Feuilletez le casier judiciaire et dressez la liste des découragés qui, parvenus à la vieillesse, ont subi vingt ou trente condamnations sans avoir jamais commis un vol ou un acte de violence ! De pauvres diables dont tout le vice est une sorte d'indolence native sont traités en pervers. ”
Pierre-Jean de Béranger,
Petit Vaudeville
“ Naguère étiez nos assassins ; Monstres souillés de tant de crimes, Craignez un sanglant souvenir !... La justice est prête à punir... On ose pleurer vos victimes. — Quel outrage ! quelle injustice ! ”
Juliette Adam,
Le Mandarin
(1860)
“ Comment pères, frères, sœurs voient s’accomplir de pareilles horreurs et ne s’y opposent point ? Et ceux qui font les lois ne punissent pas de la mort ces abominables crimes ! Vos magistrats, au lieu d’être sans pitié pour les bourreaux, sont-ils donc sans entrailles pour les victimes ? ”
Albert Nivard, Barreau de Poitiers. Éloge de Charles Loyseau… (1858)
“ Oh! ici, Messieurs, je me sens plus a l'aise, et je ne crains plus de trouver de contradicteurs. Qui de vous n'a présente a l'esprit la longue et triste histoire des abus de ces justices de village et des vexations des seigneurs hauts justiciers? Ici nous sommes tous d'accord pour plaindre ceux qui pendant tant de siècles y ont été soumis, et gémir au souvenir des haines terribles qu'elles ont soulevées, et des maux affreux dont elles ont été l'une des causes les plus actives. ”
