Charles-Victor d' Arlincourt, Le solitaire ; par M. le Vicomte d'Arlincourt… (1821)
“ Une nuée orageuse couvre la vallée ; et l'Auster impétueux , échappé des brûlans déserts , s'avance vers les monts glacés. De l'ermitage descendus, l'orpheline et le prince, à la faveur des ombres , traversent, sans être aperçus, le paisible hameau d'Underlach : ils parviennent au monastère ; ils sont enfin dans la chapelle. Les flambeaux de l'hymen sont allumés : l'encens brûle en des vases d'or. Elodie s'agenouille au fond du sanctuaire. Ecbert attendoit les deux époux ; il est pâle et souffrant ; il n'ose regarder l'orpheline. Anselme est à l'autel : son visage est triste et sévère. ”
