Pierre Abélard,
Lettres d’Abélard et d’Héloïse
“ Elle tient, des premières, en effet, par un fonds de componction sincère ; elle rappelle les autres par les saillies d’un orgueil que des épreuves cruelles ont pu courber, mais non briser, et de ce double sentiment résulte une franchise d’aveux qui ne trouble et n’embarrasse que par ses hardiesses. Après une jeunesse brillante [21] , vouée tout entière à l’étude, « devenu roi sans partage, nous dit-il, dans le domaine de la dialectique, Abélard était entré, comme en triomphe, dans la chaire de Paris, à laquelle sa destinée l’appelait depuis longtemps. » ”
