Résumé

Dictionnaire historique des prisonniers d'Etat… (1837)

Abélard semblait condamné à subir tous les genres d'infortunes; il croyait trouver dans la solitude du cloître le repos dont il avait tant besoin, et il avait trouvé dans l'abbaye de Saint-Denis tout le faste bruyant, tous les vices, tous les désordres du monde qu'il avait quitté: chaque jour était marqué par de nouvelles fêtes, par des banquets; les femmes étaient admises en toute liberté dans l'intérieur du couvent : c'était encore le monde, le monde opulent avec toutes ses joies, tout son luxe, toutes ses vanités et toutes ses folies.
Source : Gallica

Dictionnaire historique des prisonniers d'Etat… (1837)

Cette femme, qui fut la plus belle , la plus puissante de son siècle, n'est plus qu'un cadavre horriblement mutilé, dont les flammes d'un bûcher vont dévorer les lambeaux. Ce long supplice, dont l'histoire ne nous a conservé qu'une faible esquisse, était un salutaire et terrible mais inutile enseignement. L'oubli de ce sinistre événement a entraîné l'extinction de la race de Clovis.
Nées dans d'autres temps, Frédégonde et Brunehaut eussent pu honorer leur siècle et leur pays. On ne pourrait leur contester de rares talents et un grand courage.
Source : Gallica

Dictionnaire historique des prisonniers d'Etat… (1837)

La monotonie de sa solitude presque claustrale, n'avait pas effacé les sensations et les souvenirs de ses belles années; la jalousie , et une jalousie effrénée, a pu seule lui inspirer la pensée de l'horrible vengeance dont Abélard et Héloïse furent victimes.
La réputation de science et de beauté de la nièce du chanoine Fulbert avait eu du retentissement hors de l'étroite et silencieuse enceinte du parvis Notre-Dame. Dans l'absence de tout autre sentiment, la curiosité seule avait pu inspirer au docteur à la mode le plus vif desir de connaître ce prodige de talent et de beauté.
Source : Gallica

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