Léon Dacheux

Élements biographiques

Portrait de Léon Dacheux Léon Dacheux,  Un réformateur catholique à la fin du XVe siècle Jean Geiler de Kaysersberg… (1876)

“ « Pourquoi donc suis-je un insensé ? demande Geiler » — « Parce que toute cette pompeuse généalogie n'est rien ; parce que la gloire, les richesses, les plaisirs du siècle, la vie elle-même, tout ce que les hommes estiment et recherchent, tout, cela n'est rien. Vive Dieu ! tout cela n'est que néant ! » Geiler s'excuse : il le savait bien, mais il n'osait le dire ; il aime mieux que Robert se charge de publier ces dures vérités. « Gardetoi dorénavant, reprend le défunt, d'exalter la noblesse du sang. N'avons-nous pas tous le même père?. Ne sommesnous pas les créatures du même Dieu ? » ”
Source : Gallica

Portrait de Léon Dacheux Léon Dacheux,  Un réformateur catholique à la fin du XVe siècle Jean Geiler de Kaysersberg… (1876)

“ Mais entre tous ce mystère rencontre des incrédules et Geiler s'en affligeait. Il ne voulait que l'on s'amusât à le scruter, ni à chercher comment JésusChrist est présent ou si cela est possible. « Croyez-en simplement, dit-il, la Vérité qui ne saurait nous tromper ; elle a dit : « Ceci est mon corps, » croyez-le donc. Tant de siècles, les docteurs , les saints l'ont cru : il est donc insensé de vouloir douter. Croyez, et si les sens sont impuissants, la foi suffit pour rassurer un cœur sincère. C'est à sa lumière qu'il faut juger et non à celle des sens ou d'une raison orgueilleuse. ”
Source : Gallica

Portrait de Léon Dacheux Léon Dacheux,  Un réformateur catholique à la fin du XVe siècle Jean Geiler de Kaysersberg… (1876)

“ Si Geiler déploya un grand zèle à faire abolir les lois injustes et oppressives qui déshonoraient la vieille capitale de l'Alsace, il ne mit pas moins d'ardeur à poursuivre la réforme des désordres dont la plupart des fêtes de l'Église étaient l'occasion. Aux époques de décadence, comme celle qui nous occupe, les plus belles institutions perdent leur sens et leur caractère ; les abus se glissent partout et flétrissent tout, semblables à ces plantes parasites qui, à la longue, étouffent les plus belles plantations. ”
Source : Gallica

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