“ Dieu est inséparable : là où est sa présence spirituelle, là aussi est sa personne. De plus, je dis que nous tous, catholiques, croyons en la présence réelle de Jésus-Christ, c’est-à-dire, à la présence réelle de son corps, de son sang et de sa divinité dans l’Eucharistie, sous les apparences extérieures du pain et du vin. ”
Présence réelle du Christ
Définition et enjeux
Citations sur “présence réelle du Christ”
Dictionnaire de théologie catholique
“ L’adoration perpétuelle de Jésus-Christ dans l’eucharistie est fondée sur la croyance des catholiques à la présence réelle. Voir Eucharistie. Cette dévotion est une manifestation de cette croyance en même temps qu’une preuve vivante de la piété que ce dogme inspire aux fidèles. Elle montre donc comment la présence réelle est en harmonie avec les aspirations du cœur de l’homme et quelle action elle exerce sur les masses populaires. ”
Nouveau Testament, Épître aux Colossiens
“ Elles ont quelque apparence de sagesse avec leur culte volontaire, leur humilité, et leur mépris pour le corps, mais elles sont sans valeur réelle, et ne servent qu’à la satisfaction de la chair Chapitre 3 Si donc vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les choses d’en haut, où le Christ demeure assis à la droite de Dieu ; affectionnez-vous aux choses d’en haut, et non à celles de la terre : car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec le Christ en Dieu. Quand le Christ, votre vie, apparaîtra, alors vous apparaîtrez, vous aussi, avec lui dans la gloire. ”
Après quatre cents ans (1933)
“ Dans un manuel intitulé Prières liturgiques en usage dans l'Eglise catholique chrétienne de la Suisse 9, que M. Chrétien distribue à ses catéchumènes — j'en possède un exemplaire honoré de sa propre signature — il y a l'affirmation de la croyance à la présence réelle. « Donnant le pain consacré aux fidèles qui sont à genoux, y lit-on, p. 216 [le prêtre dit] : « Que le corps de Notre-Seigneur Jésus-Christ garde ton âme pour la vie éternelle. Amen. » Présentant le calice : « Que le sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ garde ton âme pour la vie éternelle. Amen. » ”
Abbé Rigaud, Souvenirs de Jérusalem, par le R. P. Rigaud… (1866)
“ La prodigieuse union demandée par Jésus à son Père était réalisée , car la chair et le sang de l'Homme-Dieu devenaient la nourriture et la vie intime des âmes. Une semence divine était jetée dans les entrailles de l'humanité, germant et fructifiant pour la vie éternelle. Malheureux sont les chrétiens qui n'ont pas. la Présence réelleI — Le Protestantisme, en l'excluant,.porte deux coups terribles : l'un à Jésus-Christ, l'autre à l'humanité. Il frappe Jésus-Christ dans son caractère moral. — car si la Présence réelle est une erreur, comment expliquer lés paroles et les actes de l'Homme-Dieu? ”
Philarète de Moscou,
Entretiens d’un sceptique et d’un croyant sur l’orthodoxie de l’Église orientale
“ En m’appuyant sur la parole de Dieu, je me représente l’Église universelle comme un seul grand corps. Jésus-Christ est pour lui en même temps le cœur, ou le principe de vie, et la tête, ou la Sagesse qui gouverne. ”
“ Tu te sépares violemment de l’union avec le monde entier, tu divises l’Eglise par des schismes, tu mets en lambeaux le corps du Christ. 1 s’est fait homme pour nous réunir tous, et toi, tu cries pour nous diviser. C’est donc l’Esprit de Dieu qui dit que Jésus-Christ est venu dans la chair, qui le dit, non de bouche, mais d’effet ; qui le dit, non pas en faisant du bruit, mais en l’aimant. Mais cet esprit n’est pas de Dieu, qui nie que Jésus-Christ soit venu dans la chair ; qui le nie, lui aussi, non de bouche, mais par sa conduite, non par parole, mais d’effet. ”
Clément Ier,
Les Pères de l’Église
“ Il travaille surtout à les prémunir contre les hérétiques qui prétendaient que Jésus-Christ n’avait paru sur la terre et souffert qu’en apparence et d’une manière fantastique. « Vaines apparences, eux-mêmes, s’écrie-t-il ! purs fantômes qui appartiennent à l’esprit de ténèbres ! » Il déclare qu’il a vu Jésus-Christ : « Je l’ai connu dans sa chair, après sa résurrection, et je crois à son corps. » Rien de plus formel que son langage sur l’Eucharistie : « C’est la chair même de Jésus-Christ, celle qui a souffert pour nos péchés, celle qui a été ressuscitée. » ”
Gabriel Tarde, L’Opposition universelle
“ Il est établi pour lui que le Christ est Dieu. Partant de là, il peut relâcher ou resserrer plus ou moins, entre certaines limites, le lien qui unit dans la personne du Christ la divinité et l’humanité. ”
Clément Ier,
Les Pères de l’Église
“ Je confesse que Jésus-Christ est Dieu avec le Père et le Saint-Esprit ; il est juste que je rende mon âme à celui qui m’a créé et qui m’a racheté. Ce n’est pas perdre la vie, c’est la changer en une meilleure. ”
Irénée de Lyon,
Les Pères de l’Église
“ Ne vous y trompez pas ; il n’y a qu’un seul Jésus-Christ, fils unique de Dieu, qui, par sa passion, nous a réconciliés avec Dieu, qui est ressuscité d’entre les morts, qui est assis à la droite de son père, enfin qui est la perfection même ; qui, lorsqu’il était frappé, ne rendait pas coup pour coup ; qui, lorsqu’on le maltraitait ne menaçait pas, et qui priait de pardonner à ses bourreaux qui le crucifiaient ? C’est donc bien lui qui est notre Sauveur, notre Seigneur Jésus-Christ, le Verbe de Dieu, le fils unique du Père. ”
Mère Marie-Eugénie de Jésus, première supérieure générale des religieuses de l'Assomption… (1922)
“ Rien ne se fait dans l'Eglise, par l esprit de l 'Eglise, qu'en vue d'accomplir la volonté de Dieu et pour sa gloire ; mais d'un autre côté ce n'est que dans l'Eglise, sous sa conduite, que se fait la volonté de Dieu. Encore une fois, là est le signe vivant, indéniable et inaliénable de Jésus- Christ, des àmes qu'il inspire, des œuvres qu'il suscite, qu 'il féconde et qu'il bénit. ”
Clément Ier,
Les Pères de l’Église
“ Comment avaient-ils l’esprit assez peu clairvoyant pour ne pas voir que leur hérésie était condamnée par ce même symbole où l’Église fait profession de croire « en Jésus-Christ, fils unique de Dieu..., qui est descendu des cieux, a été incarné dans le sein de la vierge Marie, par l’opération du Saint-Esprit, et a été fait homme, et homo factus est. » Il a été fait homme ! Il n’avait donc pas seulement les apparences d’homme ; il était donc véritablement homme ; il avait donc un corps et une âme unis à sa divinité ! ”
Napoléon Ier,
Testament religieux de Napoléon Ier…
(1861)
“ Qu'est-il besoin d'un Dieu pour faire tout juste ce qu'un homme eut dire et faire? Et cependant les protestants croient à la divinité de Jésus-Christ. Ils croient à l'Évangile, à la sainte Trinité et à la conception par l'opération du Saint-Esprit. Pourquoi cela ? ces mystères sont au-dessus de la raison. ”
Irénée de Lyon,
Les Pères de l’Église
“ Il n’y a donc qu’un seul Dieu le père, et un seul Jésus-Christ, notre Seigneur, auquel tout est soumis et qui résume en lui toutes choses ; il est à la fois l’expression de Dieu et de l’homme : c’est parce qu’il résume en lui l’humanité, que d’invisible il est devenu visible, et d’incompréhensible compréhensible, d’impassible passible, Verbe homme, et symbole de toutes choses. ”
Mère Marie-Eugénie de Jésus, première supérieure générale des religieuses de l'Assomption… (1922)
“ Du reste la foi elle-même n'a qu'un but : « l'union avec Notre-Seigneur Jésus-Christ ». « Ce n'est plus moi qui vis, c'est Jésus-Christ qui vit en moi. » Voilà le terme où doivent tendre la science théologique et la méditation. La connaissance de Jésus-Christ, l'attention continuelle de l'âme à Jésus-Christ, l'union à Jésus-Christ : tels sont les trois degrés de la vie de la foi. ”
Georges Murat, Salons et sacristies, par Georges Murat (1868)
“ Jésus-Christ était vrai homme autant que vrai Dieu; comme homme, il a souffert moralement et physiquement ; pourquoi donc placer la cour pontificale au-dessus de Jésus-Christ, lui refuser des sentiments humains et dès moments de défaillance? ”
Épître aux Galates, Nouveau Testament
“ Et maintenant, est-ce la faveur des hommes que je désire, ou celle de Dieu ? Est-ce que je cherche à plaire aux hommes ? Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas serviteur de Christ. Je vous déclare, frères, que l’Évangile qui a été annoncé par moi n’est pas de l’homme ; car je ne l’ai ni reçu ni appris d’un homme, mais par une révélation de Jésus Christ. ”
“ Ce qui décide Dieu à nous exaucer, c’est notre foi en Jésus-Christ et notre amour pour nos frères : ces deux vertus l’amènent à demeurer en nous. Mais comment savons-nous s’il demeure en nous ? L’esprit de Dieu nous l’apprend, quand, au témoignage de notre conscience, nous savons que nous avons la foi en Jésus-Christ, et que notre foi se traduit en couvres de charité. ”
Après quatre cents ans (1933)
“ Quand on parle, devant certaines personnes, de la dévotion à Jésus-Christ, on se heurte à l'objection tirée du culte des saints. Ce culte n'est-il pas contraire au culte du Sauveur ? Il faut, pour répondre, distinguer la place que tient Jésus-Christ dans notre vie catholique, et celle qu'y tiennent les saints. ”
“ « Notre-Seigneur dit qu’après son ascension il sera invisible pour ceux qui sont dans du monde, qui en ont les affections et les sentiments ; mais qu’il sera visible pour les pieux fidèles, le Saint-Esprit faisant briller dans leur âme une lumière divine. » C’est une vérité d’expérience : les mondains n’aperçoivent Jésus-Christ nulle part ; les saints, qui ont la vraie vie, la grâce sanctifiante, découvrent partout sa présence et son action. ↑ Éclairés par l’Esprit-Saint, vous connaîtrez que je suis dans le Père par l’unité d’une seule essence divine. ”
Clément Ier,
Les Pères de l’Église
“ Voilà l’avenir que lui annonce ce divin maître, le fils et l’envoyé de Dieu le père et souverain arbitre de tout ce qui existe, Jésus-Christ, dont nous avons pris le nom, puisque nous nous appelons Chrétiens. Ce qui nous affermit dans la foi de tout ce qu’il nous a enseigné, c’est que nous voyons tous les jours se réaliser ce qu’il a prédit. Il est Dieu, car il n’appartient qu’à un Dieu d’annoncer les événements avant qu’ils arrivent, et de les accomplir comme il les a annoncés. ”
Amédée de Margerie, L'abbé Mourlon, chanoine de la cathédrale de Moulins… (1881)
“ Être chrétien, c'est être un membre de JésusChrist, un autre Jésus-Christ. Or, comment unir au corps mystique de Jésus-Christ ce membre mort? comment dire sans insulte, en montrant l'honnête homme du monde : voilà la parfaite image de Jésus-Christ ? Apprenez de moi, dit le Sauveur, que je suis doux et humble de cœur. Est-ce que le monde peut donner ce qu'il n'a pas, l'humilité et la douceur chrétienne ? - Je suis la voie, la vérité et la vie, a-t-il dit encore. Le monde est donc l'égarement, le mensonge et la mort, et qui le suit n'appartient plus aux promesses de Jésus-Christ. ”
Clément Ier,
Les Pères de l’Église
“ L’hérétique mêle le nom de Jésus-Christ au venin de son erreur, et l’accrédite en la couvrant de ce grand nom, comme ceux qui donnent dans une agréable liqueur un poison mortel ; faute de le savoir, on boit la mort avec un funeste plaisir. Mettez-vous en garde contre ces hommes ; vous éviterez leurs piéges, si vous viviez exempts d’orgueil et toujours étroitement unis à Jésus-Christ, à la doctrine des apôtres. On est pur dans l’enceinte de l’autel, impur hors de là ; c’est-à-dire que la pureté de conscience ne se trouve point hors de la communion de l’évêque, des prêtres et des diacres. ”
Henri Duclos,
Voyage à travers les malentendus…
(1859)
“ Or, en Notre-Seigneur comme dans les chrétiens, le principal n'est pas l'extérieur des œuvres qui paraissent; ce qui doit être le plus considéré, est l'opération secrète et intérieure du Saint-Esprit, auteur et principe de toutes les bonnes œuvres. L'auguste intérieur de Jésus-Christ est le même sur la croix et sur l'autel, sous le voile du pain et sous le voile de la chair. Demanderez-vous pourquoi la messe? — Je vous réponds : Péchons-nous? faisons-nous des fautes? Notre conscience ne se souille-t-elle jamais? Y a-t-il une justice divine? ”
Saint Augustin,
Discours sur les psaumes : Psaumes XCI à C
“ L’Apôtre dit cependant : « Comment croire à celui dont on n’entend point parler ? Et comment en entendre parler, si on ne le prêche [333] ? » Donc toute l’Église prêche le Christ, et les cieux prêchent sa justice : parce que tous les fidèles qui ont à cœur de gagner à Dieu ceux qui ne croient pas encore, et qui le font par charité, sont des cieux. C’est par eux que Dieu fait éclater le tonnerre de ses jugements : et l’infidèle tremble, et la crainte l’amène à la foi. Montrez aux hommes ce qu’a pu le Christ dans l’univers entier, en leur parlant et en les amenant à l’amour du Christ. ”
Abbé Saillard, Les hommes célèbres du XIXe siècle et la foi chrétienne… (1884)
“ Et alors, ouvrant l'Évangile, non pas de la main, mais d'un cœur qui en était rempli, il se mit à comparer JésusChrist avec lui-même et tous les plus grands hommes de l'histoire; il releva les différences caractéristiques qui mettent Jésus-Christ à part de toute l'humanité, et après un torrent d'éloquence qu'aucun Père de l'Eglise n'aurait désavoué, il conclut par ce mot : Enfin, je me connais en hommes, et je te dis que Jésus-Christ n'était pas un homme ! ”
J.-H. Olivier, Le tombeau glorieux du serviteur de Dieu Jean-Marie-Baptiste Vianney… (1872)
“ S'il est vrai que Jésus-Christ ait donné à son Église la mission de prêcher la vérité au monde, il est vrai aussi que l'Église, pour donner à la vérité toute sa puissance, a voulu la montrer dans toute sa splendeur en faisant surgir de son sein l'artiste chrétien. ”
Adolphe Perraud,
Le cardinal Perraud,... Discours militaires…
(1896)
“ Mais chaque âme peut et doit être ce berceau : car chaque âme doit porter Jésus-Christ en ellemême, Jésus-Christ, c'est-à-dire la vertu et la justice de Dieu, Chrisium Dei virtutem et Dei sapientiam ; Jésus-Christ, c'est-à-dire les humbles splendeurs de la foi, les généreux enthousiasmes de l'espérance, les brûlantes inspirations de la charité ! ”
Antoine Chevrier, Lettres du vénérable Antoine Chevrier… (1891)
“ Ce sont ceux qui ont étudié longtemps le saint Evangile, les paroles et les actions de Notre-Seigneur, qui ont vu comment les saints agissaient, et comment ils conformaient leur vie à celle de JésusChrist; qui ont travaillé longtemps à réformer en eux ce qui est opposé à l'esprit de NotreSeigneur. Celui qui a l'esprit de Dieu ne dit rien de lui-même, il ne fait rien de lui-même; tout ce qu'il dit, tout ce qu'il fait repose sur une parole ou une action de Jésus-Christ qu'il a pris pour fondement de sa vie. Jésus-Christ est sa vie, son principe, sa fin. ”
A. Ollivier, Chefs-d'oeuvre d'éloquence sacrée… (1867)
“ Quel était le pivot qui soutenait tous les temples, tous les autels, tous les cultes, toutes les religions du paganisme? C'était une erreur fondamentale qui occupait le centre de l'âme humaine : Tout était Dieu excepté Dieu même. Jésus-Christ vient : il retourne vers son véritable pôle le monde religieux tout entier; il ramasse et condense sur sa personne les adorations dispersées sur mille idoles, et se posant lui-même centre vivant du monde religieux, lui, le Christ, il crée autour de lui et en lui le christianisme, la religion universelle, la religion définitive. ”
Jacques Abt, Le bâton du pèlerin : recueil de méditations et de prières pour tous les jours de l'année… (1891)
“ Personne ne peut dire du fond du coeur que Jésus-Christ est le Seigneur et l'adorer en esprit et en vérité comme le Seigneur de gloire, si ce n'est par le St.-Esprit. Nous pouvons aimer sa doctrine, admirer sa vie, nous proposer de le prendre pour modèle d'amabilité, de sagesse, de vérité, de courage, de droiture, en un mot de toutes les vertus chrétiennes ; nous pouvons puiser dans sa résurrection et son ascension des encouragements au milieu des amertumes de la vie, — tout cela par notre intelligence et nos propres forces. ”
Jules Bois,
L’Au delà et les forces inconnues
“ « Mon cher confrère, » Je lis vos articles avec plus que de l’intérêt. Pour moi, le christianisme est absolument incompréhensible sans le spiritisme. » Jésus est le médium de Dieu ou des Esprits intermédiaires de Dieu que l’Evangile a raison d’appeler de ce nom unique : le Saint-Esprit. Le Christ a « déclaré qu’il ne parlait pas de lui-même ». Il a causé avec Moïse et Elie matérialisés et a été vu également après sa mort par les disciples. » La résurrection de Jésus est le fait le plus « matériel » du monde pour nous autres spirites. ”
Clément Ier,
Les Pères de l’Église
“ Et nous aussi, appelés à la connaissance de Jésus-Christ, grâce à cette même volonté, si nous sommes justifiés, ce n’est point par nous-mêmes, ni à raison de notre sagesse, de notre intelligence ou de notre piété, ni par aucune œuvre sainte, faite avec un cœur pur, mais par la foi dont le Dieu tout-puissant s’est toujours servi pour justifier tous ceux qu’il a sauvés. ”
