Résumé

Après quatre cents ans (1933)

Permettez, Monsieur le Curé, que j'aille jusqu'au bout de ma pensée. Nous touchons au point le plus grave, à celui que je n'ai jamais encore osé vous soumettre, sachant combien nos vues, sur ce sujet, diffèrent. L'Eglise catholique enseigne la justification par les œuvres ; nous enseignons, à la suite de S. Paul, la justification par la grâce de Jésus-Christ. Je n'arrive pas à comprendre, laissez-moi vous le dire très simplement, que vous professiez une doctrine où le Sauveur est diminué, puisque, en définitive, ce n'est plus lui qui vous sauve, mais c'est vous-même qui « faites » votre salut.
Source : Gallica

Après quatre cents ans (1933)

Gardons, Monsieur le Pasteur, l'espoir de travailler ensemble à rapprocher les âmes. L'un et l'autre, nous souffrons de la rupture ; l'un et l'autre, nous la savons humainement irréparable ; l'un et l'autre, nous croyons possible à Dieu ce qui, pour nous, serait impossible, si nous étions seuls. L'unité de tous les chrétiens que le Christ, la veille de sa mort, implorait par une ardente oraison, nous devons la préparer. Il s'agit d'une œuvre longue et complexe ; ceux qui récoltent ne sont pas toujours ceux qui ont semé.
Source : Gallica

Après quatre cents ans (1933)

« Tu es heureux, Simon, fils de Jona ; car ce n'est ni la chair ni le sang qui t'ont révélé ces choses, mais mon Père qui est dans les cieux. Et moi, je te dis que tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, et les portes de l'enfer ne prévaudront point contre elle. Et je te donnerai les clefs du royaume des cieux. Et tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. » Tel est ce texte, le fameux Tu es Petrus, que certains redoutent manifestement d'aborder en face.
Source : Gallica

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