Résumé

Portrait de Auguste Laugel Auguste Laugel Les Confessions de John Stuart Mill

« Qui dit le peuple dit plus d’une chose; c’est une vaste expression, et l’on s’étonnerait de voir ce qu’elle embrasse, et jusques où elle s’étend; il y a le peuple qui est opposé aux grands, c’est la populace et la multitude ; il y a le peuple qui est opposé aux sages, aux habiles et aux vertueux, ce sont les grands comme les petits. » Mill était de cette aristocratie des sages, des habiles et des vertueux, et il ressentait peut-être trop de mépris pour les aristocraties reconnues de la naissance et de la richesse.
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Portrait de Auguste Laugel Auguste Laugel Les Confessions de John Stuart Mill

James Mill méprisait la poésie, tous ses adeptes n’allaient pas aussi loin : son fils sentait toujours repousser dans son cœur la fibre du sentiment à mesure que le père l’en arrachait. Il osait admirer les beaux vers qui contiennent des sentimens justes, et ne disait pas, comme Bentham : « toute poésie est une fausse représentation. » Il se souvient, à l’époque de son grand fanatisme utilitaire, d’avoir goûté l’Essai sur l’homme de Pope, d’avoir eu le culte de quelques héros, des héros de la philosophie, il est vrai, de Socrate, de Condorcet.
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Portrait de Auguste Laugel Auguste Laugel Les Confessions de John Stuart Mill

« Je me sentais maintenant des opinions, une foi, une doctrine, une philosophie, et, dans un des meilleurs sens de ce mot, une religion. » Il prend la résolution de devenir un des apôtres de cette religion nouvelle; l’être intérieur, la vie cachée, le sentiment intime, ont fait leur temps; il ne faut plus s’occuper de l’homme que dans ses rapports avec l’humanité. Ce qui est utile à l’humanité sera proclamé bon, ce qui lui est inutile mauvais. L’humanité est le Dieu visible qui a seul droit à nos efforts, à nos hommages, à nos sacrifices.
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