Résumé

Mémoire au corps législatif, aux fins de la suppression de l'Académie des sciences morales et politiques et de l'institution d'une religion de l'État…

Si, comme Dieu, il vit dans les temps ; si, rendant son corps à la terre, il continue à vivre parmi les hommes, c'est que les âmes humaines, portions de l'ame universelle, ont pour fin de le faire vivre dans l'humanité, alors que son nom même n'a pas le privilège d'être conservé; car ces noms Manou, Moïse, Pythagore, Jésus-Christ qualifient une doctrine et non des individus. C'est ainsi que se conçoit une Vierge mère et immaculée. C'est parce que Dieu, générateur universel, a pu être appelé l'ame universelle que l'église ne peut pas justement placer la religion sous la loi de Marie.
Source : Gallica

Mémoire au corps législatif, aux fins de la suppression de l'Académie des sciences morales et politiques et de l'institution d'une religion de l'État…

Nous ne voyons rien se reproduire de nouveau ; nous ne voyons que de nouvelles formes, de nouveaux amalgames. Il est à nos pensées des bases incommutables ; notre intelligence est limitée comme notre vie, mais la pensée est grande. Car sa limite, son nec plus ultra, les colonnes d'Hercule, sont la lumière et l'homme. Connaître la lumière en son principe unique, c'est connaître Dieu. On ne crée pas plus la science en remuant les idées qu'on ne peut créer l'homme en agitant les atomes, L'affinité moléculaire dérive de la création d'un être sensible, de son organisation par un pouvoir supérieur.
Source : Gallica

Mémoire au corps législatif, aux fins de la suppression de l'Académie des sciences morales et politiques et de l'institution d'une religion de l'État…

La doctrine du moi est la négation du Dieu vivant. M. Proudhon l'accepte, et laissant de côté les petites ruses au moyen desquelles l'éclectique, empruntant à la vérité ses plus riches couleurs, cache la nudité de son principe, il va droit à la conclusion, en nous disant : la puissance du moi étant admise, Dieu n'est plus l'idée nécessaire. Les hommes sont entre eux d'une égale valeur par leur intelligence. La volonté de plusieurs ne peut pas prévaloir sur la volonté d'un seul. L'autorité ne pouvant pas être en eux, elle n'est nulle part et l'anarchie est la loi de l'humanité.
Source : Gallica

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