Joseph Tissot

Résumé

Joseph Tissot Etude sur Turgot (1878)

A moins donc qu'une question soit démonstrativement en dehors de toutes les prises possibles de l'esprit humain, la raison, la science peut l'aborder. Il faut donc que les savants soient entièrement libres dans le choix de leurs moyens, dans leurs hypothèses, dans leurs raisonnements ; la politique et la religion n'ont rien à y voir. Turgot est si jaloux de la liberté en matière scientifique qu'il ne veut pas même pour la science de la protection soit de l'Eglise, soit de l'Etat, tant il craint l'asservissement de la pensée par des considérations dogmatiques ou utilitaires.
Source : Gallica

Joseph Tissot Etude sur Turgot (1878)

Plus habitué au monologue de la pensée solitaire qu'à l'exposition et à l'échange des idées par la parole, Turgot ne parlait pas aussi bien qu'il pensait et écrivait, quoique son style n'ait guère d'autre mérite que celui de la correction, de la justesse et de la solidité, c'est-à-dire celui de la pensée même, de la précision dans les idées, de la vérité dans le jugement, de l'étendue, de la hauteur et de l'enchaînement dans les aperçus ; il manque de l'éclat, de La vivacité, de la légèreté et du mouvement qui plaisent si fort à la plupart - des esprits.
Source : Gallica

Joseph Tissot Etude sur Turgot (1878)

Quelle différence entre un abbé Terray et un Turgot !
Savant dans l'art de multiplier les impôts, d'établir des monopoles au profit du prince et du ministre, très-peu difficile en matière de banqueroute, prenant la détresse publique et les plaintes du peuple en riant, incapable de scrupule, et
toujours prêt aux expédients les moins honnêtes ou les plus compromettants, sans souci de l'opinion et du bien-être du peuple, Terray était l'homme qui devait le plus gaîment mener la monarchie à sa perte et lui en faire prendre son parti.
Source : Gallica

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