Alfred Neymarck

Résumé

Alfred Neymarck Turgot et ses doctrines. Tome 2 (1885)

Pour Turgot, l'égoïsme, la dureté, l'inhumanité, ne révèlent qu' « un amour de soi mal éclairé » ou sans clarté.
Sa morale est complexe : elle comprend, à sa base, l'amour de soi; plus haut la justice, et un peu plus haut la morale pure, la simple honnêteté, la bonté, la générosité, enfin la vertu, et là, au même point, c'est-à-dire au sommet, le sentiment de la beauté.
Le juste, l'honnête, l'utile, le beau, se distinguent sans doute, mais ne se séparent pas dans l'esprit déjà fortement constitué du jeune disciple. Il y a étroite connexion entre sa morale, sa politique et son esthétique.
Source : Gallica

Alfred Neymarck Turgot et ses doctrines. Tome 2 (1885)

Turgot et L'amour !
n'a pas encore fait entendre et que l'on n'entendra plus : il reproche à Helvétius de n'avoir, pas su analyser les vrais besoins de l'homme, de ne les faire consister que dans celui « d'avoir des femmes », et Turgot s'écrie : « Il ne se doute nulle part que l'homme ait besoin d'aimer! »
C'est comme un cri que nous surprenons au passage, que nous retenons, car il marque un trait profond et presque inconnu de Turgot. Nous le rappellerons plus tard. Il n'est ici que la protestation d'un esprit honnête et d'un cœur aimant contre cette effroyable morale de l'intérêt.
Source : Gallica

Alfred Neymarck Turgot et ses doctrines. Tome 2 (1885)

A ses yeux, l'erreur n'est le plus souvent que le fruit décevant de l'ambition de notre pensée, et nous voici ramenés à ces deux oreillers dont parlait Diderot et si doux pour les têtes bien faites. On jurerait que Turgot a recueilli le mot de la bouche même du philosophe lorsqu'en 1757 il écrit : « On verra que les bornes de notre esprit ne sont un principe d'erreur que parce que nous voulons juger plus que nous ne voyons, et qu'enfin celui qui consent à beaucoup ignorer, peut parvenir à se tromper fort peu. »
Source : Gallica

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