Anne-Robert-Jacques Turgot

Résumé

Anne-Robert-Jacques Turgot Turgot, sa vie, son administration… (1862)

Il est plus simple de ne point taxer les bestiaux et d'imposer la terre dans sa juste proportion.»
Il proscrit avec plus d'apparence de raison, du moins dans son système de l'impôt unique et foncier, la taxe sur les loyers des locataires, taxe qui était de deux sous pour livres : « Une maison, pour un locataire, est une dépensé et non un revenu, et le bail d'une maison n'a rien de commun avec le bail d'une ferme, sur laquelle le fermier gagne. » C'est vrai; mais aussi ce n'est point le propriétaire d'un immeuble qu'on veut atteindre par la taxé du bail, c'est le rentier.
Source : Gallica

Anne-Robert-Jacques Turgot Turgot, sa vie, son administration… (1862)

C'est l'esprit de secte, disait-il, qui appelle sur les vérités utiles les ennemis et la persécution. Quand un homme isolé propose modestement ce qu'il croit la vérité, s'il a raison, on l'écoute; s'il a tort, on l'oublie. Mais lorsqu'une fois des savants mêmes se sont mis à faire corps, à dire nous, à croire pouvoir imposer des lois à l'opinion publique, l'opinion publique se révolte contre eux avec justice, parce qu'elle ne doit recevoir de lois que de la vérité, et non d'aucune autorité.
Source : Gallica

Anne-Robert-Jacques Turgot Turgot, sa vie, son administration… (1862)

Les premiers Pères de l'Eglise ne demandaient pas aux premiers païens de faire de l'Evangile une loi de l'empire. Cette fusion des deux ordres de législation, le spirituel et le temporel, a sa source dans l'ambition mal réglée des deux puissances, dans une intention secrète de s'étendre par usurpation... Si faire un édit d'une décision de l'Eglise n'est pas, à la vérité, usurper vis-à-vis d'elle le droit de fixer les articles de foi, c'est du moins l'usurper vis-à-vis des peuples...; c'est, parce qu'on croit une chose, vouloir la faire croire aux autres...
Source : Gallica

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