Auguste Bouchot, Académie française. Éloge de Turgot… (1846)
“ Mais l'on ne peut nier que la royauté ne comprît mieux que jamais sa situation. Louis XV n'avait-il pas souvent entrevu du fond de ses plaisirs les embarras qu'il léguait à son successeur? Le Dauphin n'annonçait-il pas hautement que son règne serait un règne de réformes? La royauté pouvait donc encore satisfaire les peuples, en acceptant la direction d'une révolution inévitable, et par cette politique sauver non-seulement son trône, mais encore avec lui tous ces imprudents qui ne voulaient pas s'apercevoir que tout était changé autour d'eux, et que le moment était venu de céder ou de périr. ”
