Résumé

Paul Foucart Le Gaspillage financier sous l'ancien régime… (1885)

Mais c'en était trop : l'ancien régime ne pouvait s'accommoder de la lumière, et sous le premier prétexte venu, Necker ne tarda pas à être disgracié.
« Dieu nous préserve des honnêtes gens! » s'écriaient les courtisans après sa chute. Le roi Louis XVI partagea cet avis, et il nomma Calonne contrôleur général. « Pour cette place, » disait Figaro, « il fallait un calculateur ; ce fut un danseur qui l'obtint. » Mais un danseur aimable entre tous, et bien fait pour transformer les derniers jours de la royauté en une amusante orgie.
Source : Gallica

Paul Foucart Le Gaspillage financier sous l'ancien régime… (1885)

En quatorze ans, le roi se procura ainsi 257 millions. Des charges de maîtres de requêtes se vendirent 1,520,000 livres : des charges d'intendants de finances 1,200,000. L'édit de 1692 qui, supprimant toute liberté municipale, érigea en titres d'offices les fonctions de maires et d'échevins n'eut qu'une origine fiscale. La riche bourgeoisie se jetait làdessus avec avidité : « Sire,» disait un courtisan à Louis XIV, «votre majesté a beau créer des offices, elle trouve toujours des sots pour les acheter. »
Source : Gallica

Paul Foucart Le Gaspillage financier sous l'ancien régime… (1885)

Après une Régence célèbre, marquée par le triomphe du système de Law suivie de son effondrement, et qui n'améliora rien au point de vue financier, Louis XV commença assez bien, supprimant une partie des pensions accordées par son arrière grand père, réduisant celles accordées par son cousin. Mais, loin de profiter au peuple, ces médiocres économies ne devaient servir qu'à alimenter des prodigalités nouvelles.
Source : Gallica

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