Résumé

William À M. Félix Pyat. Réponse à sa lettre adressée à M. de Chambord (1851)

Comment, votre fourmilière a détruit le trône , c'est-à-dire la royauté, que deux cents révolutions n'ont pu ébranler? votre fourmilière a détruit un chêne dont les racines s'étendent sur le sol de l'univers civilisé ? Le trône sera détruit, non pas par les hommes, mais par Dieu, lorsque l'ambition, la vanité, l'égoïsme et toutes les passions qui vous asservissent, vous et les autres, n'alimenteront plus le despotisme de l' esprits et
du coeur, lorsque nous ne ferons pas de la liberté un jeu de rouerie et de tyrannie contre notre prochain et d'abus contre nous-mêmes.
Source : Gallica

William À M. Félix Pyat. Réponse à sa lettre adressée à M. de Chambord (1851)

Mais un règne de cinquante ans, passé dans une douce et heureuse paix, une vie politique de cinquante ans, où toutes les libertés se firent jour, où tous les avantages , tous les genres de prospérités qui peuvent enrichir une nation , germèrent et grandirent à l'ombre d'un pouvoir protecteur ; un règne de cinquante ans, où le peuple, loin de verser des larmes sur sa misère et son oppression, comme vous le dites, s'enivrait de joie et de bonheur, chantait, riait, dansait, buvait à sa volonté, et, de plus, mettait plus souvent la poule au pot que les socialistes de notre siècle
Source : Gallica

William À M. Félix Pyat. Réponse à sa lettre adressée à M. de Chambord (1851)

Je ne prétends pas vous mettre au rang de ces parasites politiques qui veulent clouer le peuple à leur char pour vivre aux dépens de son sang et de ses sueurs , je vous crois plutôt égaré que corrompu , plutôt illuminé que passionné. Vous n'avez pas le fanatisme d'une foi sociale , ni la rage frénétique d'un sectaire convaincu , vous êtes attaché à une idée comme un soldat à un drapeau, on vous a enrôlé, et vous vous servez des armes que l'on vous a données , de celles dont les ambitieux et les révolutionnaires font un constant usage.
Source : Gallica

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