Alfred Maury,
Revue des Deux Mondes
“ La vindicte publique, c’était pour elle non pas seulement la juste et ferme demande d’un châtiment exemplaire, c’était une colère furibonde, une soif de sang et de tourmens. L’idée d’améliorer, d’amender le coupable par la peine ne se faisait guère jour. Comment la législation criminelle, qui ne voyait dans le coupable qu’un monstre dont il fallait purger la société, se serait-elle préoccupée de son amélioration morale ? L’espoir même laissé au coupable qu’on s’intéresserait à son sort n’aurait-il pas pu, dans l’opinion du législateur, affaiblir l’effroi que devait entraîner le châtiment ? ”
