Charles Augustin Coquerel, Histoire des églises du désert…
“ La Provence eût transformé l’Europe par l’ascendant d’une langue élégante, d’un ensemble d’arts et d’une littérature supérieurs à tout ce que possédaient les contemporains, et bien antérieurs aux vers de Pétrarque et de Dante comme aux madones de Cimabue de Florence, et aux sculptures des artistes de Pise. Moins heureux que les calvinistes français du xviiie siècle et victimes d’une affreuse croisade, les Provençaux réformés ne purent conserver, même secrètement, leurs arts chevaleresques, leur religion épurée et leur poésie délicieuse. ”
