Résumé

Daniel Benoît Desubas, son ministère, son martyre… (1879)

« Le temps que vous m'avez donné
pour examiner toutes choses est trop court, » leur répondit Desubas. « J'ai eu l'honneur de vous écouter, de lire les ouvrages que vous m'avez donnés, mais tout cela n'a encore rien produit, pour ainsi dire, sur mon esprit. En matière de religion, une personne sage ne se détermine pas si facilement. Il faut plus de réflexions sur tout cela, et, enfin, si vous voulez me juger, je suis résigné à la volonté de Dieu et prêt à subir la sentence qu'on rendra à mon sujet ou contre moi. »
Source : Gallica

Daniel Benoît Desubas, son ministère, son martyre… (1879)

Ainsi mourut à vingt-six ans le ministre Matthieu Desubas. Sa jeunesse, sa beauté,
son intelligence, sa mansuétude, sa sérénité, son héroïsme évangélique forment comme un fond lumineux d'où se détache la figure de ce martyr, le plus populaire du Désert. Rien ne manque à sa gloire : il obtint les regrets des protestants et des catholiques, des évêques et des juges, des geôliers et des bourreaux.
Source : Gallica

Daniel Benoît Desubas, son ministère, son martyre… (1879)

Et d'ailleurs, le culte qu'ils rendent à Dieu, et qui leur fait affronter la perte de leurs biens et de leur vie même,
n'est-il pas une preuve de la droiture de leurs intentions?
« Je vous prie de considérer encore, Monsieur, » ajoutait Peirot, a ce qui s'est passé parmi nous depuis environ vingt ans qu'il y a des ministres. On a payé les amendes sans murmures, souffert les galères, les prisons, sans se rebeller non seulement contre les gouverneurs, mais pas même contre le moindre particulier. Vous le savez, Monsieur. Les ministres n'ont donc pas causé des émeutes, des troubles dans l'Etat.
Source : Gallica

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