Résumé

Gustave Constant L'église de France sous le Consulat et l'Empire… (1928)

J'aime et j'estime beaucoup le Pape, dira-t-il à Spina 2; mais je me défie beaucoup des cardinaux et en particulier du cardinal Consalvi qui est un ennemi de la France. Pourquoi la cour de Rome se laisset-elle mener par toutes les puissances non catholiques? Elle s'adresse à la Russie, à la Prusse, à l'Angleterre. Est-ce que les affaires du catholicisme regardent les hérétiques et les schismatiques? Il n'y a que moi, l'Empereur et le roi d'Espagne qui ayons droit de nous en mêler. Prenez bien garde; il pourrait vous en coûter cher de vous mettre ainsi sous la protection de la Russie.
Source : Gallica

Gustave Constant L'église de France sous le Consulat et l'Empire… (1928)

« La majorité du peuple, dira-t-il aux Jacobins, tient à la religion catholique; veut-on que je la contrarie. Il est libre et souverain ; on l'intitule tel depuis dix ans ; il est temps qu'il soit tel en effet.
Ne disait-on pas : Vive la liberté! Vive l'humanité !
Et le peuple « libre » ne pouvait aller à la messe, et le gouvernement « humain » arrachait du sein de leurs foyers des vieillards de quatre-vingts ans que l'exil dévorait bientôt. »
Ces paroles de Bonaparte, que prouvent suffisamment les faits exposés ici, expliquent sa politique religieuse et les négociations du Concordat.
Source : Gallica

Gustave Constant L'église de France sous le Consulat et l'Empire… (1928)

Il y a une vérité certaine et que toute l'histoire prouve, disait récemment Mgr Baudrillart en sa première conférence de Notre-Dame.
C'est que la cause de l'Église et celle de la France sont étroitement solidaires; c'est que chaque fois que dans le passé l'une s'est écartée de l'autre, l'une et l'autre et l'humanité tout entière en ont pâti; c'est qu'au contraire, la civilisation, comme l'Église, comme la France ont bénéficié avec éclat de la bonne entente entre Rome et notre patrie.
Source : Gallica

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