Résumé

Auguste Body Le Concordat, sa négociation, ses dix-sept articles… (1903)

Ce n'est pas à la suite d'une terrible révolution que l'on peut calmer tout, pour tous les hommes, dans le même instant, et relativement à tous les pays; il faut que les moyens que l'on prend pour y parvenir soient réglés d'après l'état actuel des choses, sans prétendre faire, des mesures dictées pour le moment, une obligation pour l'avenir. A mesure que la religion reprendra son empire en épurant les mœurs, le gouvernement qui la protège ne lui offrira plus le lien cruel des circonstances, mais l'amour et la liberté qu'elle garantit à tous
Source : Gallica

Auguste Body Le Concordat, sa négociation, ses dix-sept articles… (1903)

Chaque Etat garde ses attributions, défend ses frontières, lève ses armées, encaisse ses impôts, étend son commerce, bâtit des forts, organise ses postes, conclut ses traités de commerce et de paix. Tout ce qui vise le bien-être terrestre, l'Etat en reste chargé ; mais ce qui concerne le bonheur futur et les moyens pour y atteindre, est concédé à l'Eglise, et l'Etat ne peut y mettre la main sans violer la volonté divine et empiéter sur un terrain qui n'est pas le sien. Entre DIEU et les âmes, c'est l'Eglise Seule que JÉSUS-CHRIST a placée.
Source : Gallica

Auguste Body Le Concordat, sa négociation, ses dix-sept articles… (1903)

A peine quelques initiés peuvent-ils, en cachette, de loin en loin, assister à la messe d'un prêtre catholique, dans une mansarde ou une grange, devant une table transformée en autel, l'oreille au guet pour écouter si une police soupçonneuse n'a point découvert ces nouvelles catacombes. Toute une génération grandit ainsi, sans prêtres, sans catéchisme et sans autels. L'indifférence menace d'envahir la société entière et l'infâme athéisme pénètre jusque dans le peuple. L'Eglise, l'Evangile sont ignorés de la jeunesse
Source : Gallica

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