Résumé

Gaston de Bourge 1834-1884 (1888)

“ « Si encore parfois un procès de presse vient rappeler au public qu'il existe des juges, il ne saurait lui rappeler qu'il existe toujours des avocats ; ceux-ci ne sont entendus qu'à huis clos ; ils doivent s'émouvoir à huis clos, s'indigner à huis clos ; la presse ne peut répéter leurs paroles dites à huis clos ; et si, par hasard, la postérité, qui ne peut pas tout savoir, ne voyait que dans nos feuilles publiques le récit des procès de presse sous le régime actuel, la postérité pourrait croire que, de notre temps, les accusés politiques n'étaient pas défendus.» ”
Source : Gallica

Gaston de Bourge 1834-1884 (1888)

“ Dans le second, au contraire, c'est l'État qui gouverne l'Église, et le pouvoir temporel absorbe en lui le pouvoir spirituel. Dans le troisième, « l'Église est dans l'État, indépendante, inaperçue ; l'État n'a rien à démêler avec elle ; le pouvoir temporel ne doit prendre des croyances religieuses aucune connaissance ; il les laisse se rapprocher, se séparer, vivre et se gouverner comme il leur convient ; il n'a pour intervenir dans leurs affaires ni droit ni bon motif». ”
Source : Gallica

Gaston de Bourge 1834-1884 (1888)

“ Et, cependant, à l'aurore de la Révolution, quand tout germe de division semblait se fondre aux premiers rayons de la liberté naissante, il y eut des heures d'un élan si pur, d'un enthousiasme si vrai, qu'on aurait pu concevoir de meilleures espérances. On sait ce qui en advint ; la liberté religieuse fut proclamée en tête de toutes les constitutions qui se succédèrent de 1789 à l'an VIII ; mais en la proclamant toujours, on ne la respecta jamais. La loi qui mit les biens du clergé à la disposition de la nation commença la scission entre la Révolution et l'Église. ”
Source : Gallica

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