Résumé

Le vandalisme légal, ou Lettre à nos gouvernants (1891)

Les familles sont la pépinière de l'Etat, c'est le mariage qui les forme. Considéré en lui-même le mariage est un contrat, mais un contrat revêtu d'une excellence particulière. — Son institution est divine. Sa fin est de propager la race humaine et de rendre l'homme coopérateur de Dieu pour la multiplication des créatures intelligentes appelées à le connaître, aie servir, à l'aimer et à le glorifier éternellement.
Tous les peuples ont honoré le mariage en lui attribuant un caractère sacré, mais Jésus-Christ l'a honoré encore davantage en l'élevant à la dignité de sacrement.
Source : Gallica

Le vandalisme légal, ou Lettre à nos gouvernants (1891)

Les peuples savent assez et voient assez souvent que les gouvernements peuvent se tromper ; mais ils voient, rarement, qu'ils sachent se désabuser et convenir de leur méprise ; il ne faut pas craindre qu'ils respectent moins la puissance qui avoue son tort et qui se condamne elle-même ; leur respect ne s'affaiblit qu'envers celle ou qui ne le connaît pas ou qui le justifie : et, dans leur esprit, rien ne déshonore l'autorité que la faiblesse qui se laisse surprendre et la mauvaise gloire qui croirait s'avilir en convenant de son erreur et de sa surprise.
Source : Gallica

Le vandalisme légal, ou Lettre à nos gouvernants (1891)

Ne faites pas, a dit Notre Seigneur Jésus-Christ à ses disciples, comme les princes dès nations qui gouvernent dans leur intérêt et au gré de leurs caprices ; vous, au contraire, vous serez les serviteurs de tous. Je suis venu moi-même pour servir ; à combien plus forte raison, vous, Messieurs, devez-vous être les serviteurs du peuple ; car, instruments de la puissance supérieure, vous devez travailler à transmettre la vérité, la justice, tout ce qui fait l'ordre et le bien-être de la société.
Source : Gallica

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