Résumé

Henri Thiercelin Du mariage civil et du mariage religieux (1853)

Il semblerait que le mariage n'existe que par la volonté du pouvoir public, qui aurait une puissance illimitée pour en déterminer les conditions. Rien n'est plus faux. Quoi qu'on fasse, le mariage est un contrat ; or, tout contrat a ses conditions nécessaires, et quand il a été légitimement formé, il oblige à toutes les suites que le droit y donne.
Pour ne citer qu'une de ces conditions essentielles, le mariage crée un lien indissoluble, éternel. Serait-il loisible aux époux de limiter la durée de leur union, ou d'en subordonner l'existence à une condition résolutoire ?
Source : Gallica

Henri Thiercelin Du mariage civil et du mariage religieux (1853)

Faut-il revenir au système de Grégoire VII et de Boniface VIII, plus ou
moins adouci, et, avec cette banalité qui sera répétée longtemps encore, qu'on ne peut bannir Dieu de la loi, imposer au pouvoir temporel une tâche d'auxiliaire qui ne peut jamais être la sienne?
C'est la question qui s'agite aujourd'hui à propos du mariage.
A Dieu ne plaise que nous contestions à la plus haute expression de l'autorité, à l'Église, l'empire qu'elle prétendra toujours, et avec raison, exercer sur les âmes, nous ne disons pas tout à fait sur les consciences.
Source : Gallica

Henri Thiercelin Du mariage civil et du mariage religieux (1853)

On ne peut s'expliquer sur le mariage civil sans dire un mot du pouvoir qui le maintient. La souveraineté de la raison, la résistance à l'autorité qui fait le mal, le mariage civil, l'indépendance individuelle, la justice humaine de la loi, sont autant de pièces d'une même doctrine. Il faut le dire, parce qu'il faut savoir où l'on va, et avoir le courage d'avouer tout ce qu'on pense. Au surplus, répétons-le, il n'y a pas à s'abuser sur le degré de certitude auquel la raison peut atteindre. L'homme cherche et cherchera toujours
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature