Garde civique

Définition et enjeux

Horace Bertin Histoire d'un garde civique (1874)

Nous sommes ici en pleine révolution, et voilà dans cette cour le peuple souverain qui n'attend plus que l'heure de vaincre ou de mourir. Vois tous ces plébéiens serrés les uns contre les autres, toutes ces têtes de misérables, ces loqueteux, ces porteurs de guenilles, ces parias, avec quelle mâle assurance ils se préparent à écraser les mirlifiores et les ventrus du 3e bataillon !
— Vous avez mis le doigt dessus, s'écria un garde national de banlieue , à la chevelure hérissée, tout débraillé, d'une taille de gladiateur, qui avait entendu les dernières paroles de Rouault.
Source : Gallica

Portrait de Émile de La Bédollière Émile de La Bédollière Histoire de la garde nationale… (1848)

La garde nationale, contre l'espoir de nos colomniateurs, ne fait qu'un avec le peuple. Le citoyen laborieux, en sortant de son atelier, en quittant son travail, ne cesse pas d'être patriote ; en prenant les armes, il ne revêt pas avec son uniforme un esprit in- civique et meurtrier. Sous cet babit, comme sans cet habit, liberté, union, égalité, sont le vœu de son cœur et la règle de sa conduite.
Source : Gallica

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