Résumé

Portrait de Jacques Boucher de Perthes Jacques Boucher de Perthes Hommes et choses, alphabet des passions et des sensations… (1850-1851)

Est-il profond, nous ne savons pas, en nous éveillant, s'il a duré long-temps, ou plutôt nous croyons toujours qu'il a été très-court. Est-il agité, bourrelé d'inquiétudes, il nous paraît long.
Il est des individus, ceux qui travaillent beaucoup de corps ou d'esprit, qui dorment presque à volonté : il leur suffit de se mettre dans une position pour s'endormir.
Dans la douleur morale, quand le sommeil nous a fait oublier un malheur irréparable, l'instant qui suit le réveil est toujours douloureux : notre imagination rafraîchie nous montre notre perte avec toute la violence du premier instant.
Source : Gallica

Portrait de Jacques Boucher de Perthes Jacques Boucher de Perthes Hommes et choses, alphabet des passions et des sensations… (1850-1851)

Au centre de l'univers organisé est l'axe de la création ou le point de départ du mouvement, de la lumière, de la chaleur, de l'attraction, de l'électricité, enfin de toutes les grandes causes et des grands effets de la nature.
Tous les globes de l'espace sont soumis à une loi générale qui les porte vers le centre.
Ce centre est aussi celui de l'ame et de la vie. C'est donc là qu'est Dieu, Dieu qui de là s'étend dans l'immensité, mais qui a là sa base et son point d'appui, parce qu'il est le père de l'oeuvre et qu'il vit.
Source : Gallica

Portrait de Jacques Boucher de Perthes Jacques Boucher de Perthes Hommes et choses, alphabet des passions et des sensations… (1850-1851)

Quoiqu'il en soit, si quelqu'un a réellement un style caractéristique, un style qui lui ressemble, ce doit être l'écrivain qui songe, le moins à s'en faire un, quelqu'esprit original disant bizarrement ce qu'il pense, ou plutôt pensant bizarrement ce qu'il dit. Alors, si ce n'est pas là l'homme tout entier, il y en a au moins quelque chose.
Un auteur peut avoir en lui un style tout fait, un style qui tombe de sa plume comme la pensée de son cerveau, style enfin qui tout d'abord se formule nettement et auquel il ne peut rien changer sans le rendre pire.
Source : Gallica

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