Résumé

Poutignac de Villars Les Deux cloches, ou les Accusateurs en regard… (1820)

Et c'est, Messieurs, le ministre de la justice qui, après avoir dit hier qu'un homme qui se respecte, devait tenir la balance égale, jusqu'à ce que l'instruction judiciaire ait éclairé sur la vérité des faits; c'est le même homme qui vient aujourd'hui, non pas seulement laisser percer quelques inductions, mais les établir comme étant déjà l'objet de convictions. Ainsi, par cela seul qu'on s'est dirigé paisiblement vers le faubourg Saint-Antoine, en criant vive la Charte!
Source : Gallica

Poutignac de Villars Les Deux cloches, ou les Accusateurs en regard… (1820)

RÉPONSE.
partie d'un attroupement de séditieux, parce que, jusqu'à ce jour, le cri de vive la Charte! avait été mis sur la même ligne que le cri de vive le Roi ! parce que les lois sur la rébellion ne peuvent être appliquées qu'à des rebelles, et que l'on n'est pas rebelle pour se trouver avec un grand nombre de citoyens, et émettre un voeu légitime. Appeler rebelles des milliers de citoyens sans armes, qui n'ont aucun projet contre qui que ce soit, est l'acte du despotisme en délire; appeler séditieux le cri qui réclame l'exécution du pacte social, est l'acte de la folie
Source : Gallica

Poutignac de Villars Les Deux cloches, ou les Accusateurs en regard… (1820)

La garde royale est un corps d'élite ; c'est le propre des soldats d'élite de se complaire dans une exaltation guerrière , peu compatible avec la patience et la longanimité requise pour faire la police des rues et des carrefours. La garde royale a pour destination spéciale et glorieuse , de défendre le trône ; la mettre en avant, avec trop de hâte , c'était faire croire à la France que le trône était en péril.
Source : Gallica

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