Résumé

Analyse du procès des événements de juin…

Voilà l'aveu du ministère public; grâces lui soient rendues de tant de franchise !
Quoi! messieurs les jurés, ce n'est plus aux hommes que l'on fait le procès, c'est aux opinions; et pour former votre conviction, vous ne devrez donc, plus demander ce qu'a fait l'accusé, mais ce qu'il a pensé ?
Quoi donc! quand l'auteur éternel de toutes choses, en plaçant les hommes dans l'état de société, place au milieu d'eux la justice afin que cette société soit immuable; quand c'est avec cette justice seule qu'il épouvante le crime, et qu'il rassure ou garantit l'innocence
Source : Gallica

Analyse du procès des événements de juin…

Dans tout procès criminel, l'étendue de l'accusation prescrit celle de la défense. Répondre à tous les moyens de la partie publique, est pour l'accusé non-seulement un droit, mais un devoir aussi sacré que celui de la conservation personnelle. L'accusé ne peut rien négliger sans une sorte de suicide volontaire. Dans tous les temps, dans tous les pays où la défense criminelle a existé, l'accusé a toujours pu non-seulement contester la vérité du fait qu'on lui impute, mais encore en contester la criminalité, et prouver ou qu'il est innocent ou qu'il est digne d'excuse.
Source : Gallica

Analyse du procès des événements de juin…

L'accusation, messieurs, a vu dans les événemens de juin le résultat d'un complot prémédité pour exercer sur les délibérations des chambres une influence illégale, ou même pour consommer des attentats plus graves. C'est sur cette supposition qu'elle se fonde pour métamorphoser en provocation séditieuse le cri de vive la charte; à défaut de faits positifs contre les accusés, elle les inculpe pour leur seule présence dans les rassemblemens, comme elle inculpe les rassemblemens par une préméditation supposée. Chargé de la réfuter, c'est dans son principe même que je vais la combattre.
Source : Gallica

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