Résumé

Alexandre Sorel Le couvent des Carmes et le séminaire de Saint-Sulpice pendant la Terreur… (1863)

Le 13 juillet 1789, j'ai été commissaire civil, de suite commissaire de police, et au mois d'août 1792 juge de paix. Mon humanité, ma probité et mon patriotisme reconnus, la haine mortelle que j'ai portée aux fanatiques et aux royalistes, la guerre ouverte que je leur ai déclarée pendant les six années consécutives de fonctions publiques, pénibles et délicates, m'ont valu un décret d'arrestation rendu le 5 prairial dernier par les individus composant l'assemblée générale et conspiratrice de la section du Luxembourg.
Source : Gallica

Alexandre Sorel Le couvent des Carmes et le séminaire de Saint-Sulpice pendant la Terreur… (1863)

Quand ta fille, ô mon père, à sa douleur succombe, Et pleure nuit et jour sur ton funeste sort, La foi parle à son cœur et grave sur ta tombe Qu'un éternel bonheur est le prix de ta mort.
Le 29 août 1797, M. de Pancemont, ancien curé de Saint-Sulpice, qui n'avait pas voulu se soumettre au serment, vint dire la messe au couvent, dans une petite chapelle dédiée à saint Joseph, et qui, s'étant trouvée murée, avait été à l'abri de toute profanation.
Source : Gallica

Alexandre Sorel Le couvent des Carmes et le séminaire de Saint-Sulpice pendant la Terreur… (1863)

Nous ne croyons pas que ce soit là le véritable motif qui ait déterminé le jury à renvoyer non-seulement les quatre accusés traduits à propos du massacre des Carmes, mais encore presque tous ceux qui étaient soupçonnés d'avoir participé à ceux de l'Abbaye et des autres prisons1. Tout le monde savait, en effet, que la loi d'amnistie n'était point applicable aux assassinats, et que les massacres du 2 septembre devaient être considérés comme tels ; mais plus ces massacres étaient odieux, plus il fallait frapper sévèrement ceux qui y avaient réellement pris part.
Source : Gallica

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