Prison des Carmes

Définition et enjeux

Mathilde Bellaud-Dessalles Légendes du vieux Béziers

La prison des Carmes ! Les massacres de septembre l’ont marquée du sceau indélébile !... Nous avons visité ce fatal séjour, alors que l’on y célébrait le centenaire de ses martyrs... Nous avons vu ces souterrains humides, ces cachots où restaient l’empreinte d’épées sanglantes, et à côté, — comme un sourire au milieu de tant d’horreur, — les noms de Joséphine de Beauharnais et de Madame de Custine, gravés sur le mur, par les deux prisonnières, avec une pointe de fer.
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Histoire de Paris, l'ancien et le nouveau… (1879)

A la prison des Carmes, on exécuta les prisonniers sans autre forme de procès ; le peuple ne songeait encore qu'à frapper : des prêtres ne valaient, à ses yeux, que la peine qu'il faut prendre pour tuer un homme.
Dans d'autres prisons, à Bicêtre, à l'Abbaye, à la Force, le peuple imagine une sorte de
tribunal : il accuse, il interroge, il juge ; ses prisonniers ne sont que des justiciables ; et nous verrons plus tard le tribunal des septembriseurs absoudre des innocents et peutêtre des coupables.
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Alexandre Sorel Le couvent des Carmes et le séminaire de Saint-Sulpice pendant la Terreur… (1863)

Suivant l'abbé de la Pannonie, ce fut au contraire le commissaire nommé Violette, l'aîné, qui vint s'établir avec une table et le registre d'écrou de la prison des Carmes, auprès de la porte par laquelle on descendait dans le jardin. Là, il aurait appelé et
fait venir les prêtres devant lui deux par deux pour constater l'identité de leurs personnes et s'assurer qu'ils persévéraient dans le refus du serment.
Source : Gallica

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