Mathilde Bellaud-Dessalles

Résumé

Mathilde Bellaud-Dessalles Légendes du vieux Béziers

Andieu était le fils d’un laboureur, tout enfant il embrassa le métier de son père. Il vivait, cultivant la terre féconde, célébrant par des chants sa joie sainte, mêlant sa voix, dit-on, à celle des oiseaux, et leur disant comme le Saint d’Assise : Venez, mes sœurs les avettes et louons le Seigneur... Son salaire passait dans la besace des pauvres ou dans le sac des pélerins si nombreux alors sur nos chemins, car, on le sait, Béziers jalonnait la route de Saint-Jacques...
Il n’était que le serviteur, mais volontiers on l’eût pris pour le maître.
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Mathilde Bellaud-Dessalles Légendes du vieux Béziers

Sur le parvis de la cathédrale, la martyre restait étendue. La voûte, maintenant fendue en deux, croulait en poutres embrasées et en pierres brûlantes, nul n’osait approcher !
Mais tous virent le miracle !...
Au dessus de l’Orb, qui tresse vers la mer ses flots indifférents aux querelles des hommes, la plaine s’illumina. Dans l’air plus bleu que le lapis et la turquoise, Notre-Dame-la-Belle planait sur un nuage d’argent ; dans ses bras, Gersinde, lumineuse et tangible, reposait, enveloppée du voile qu’elle avait sauvé.
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Mathilde Bellaud-Dessalles Légendes du vieux Béziers

À l’entrée deux statues d’Osiris debout, serrant contre leur poitrine la croix bouclée, signe de l’éternelle vie, semblaient à la fois en surveiller l’accès et le défendre. Cette salle superbe s’ouvrait sur une cour entourée de portiques, accessible à tous, et où évoluaient, à certains jours, les processions et les cortèges.
C’est dans cette cour que Marie pénétra portant Jésus endormi. Lorsqu’elle s’avança vers la salle hypostyle, un léger roulement de tonnerre se fit entendre, et les deux images du dieu suprême, s’inclinant sur leur socle de granit rose, glissèrent sur le pavé...
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