Mathilde Bellaud-Dessalles, Légendes du vieux Béziers
“ Sur le parvis de la cathédrale, la martyre restait étendue. La voûte, maintenant fendue en deux, croulait en poutres embrasées et en pierres brûlantes, nul n’osait approcher ! Mais tous virent le miracle !... Au dessus de l’Orb, qui tresse vers la mer ses flots indifférents aux querelles des hommes, la plaine s’illumina. Dans l’air plus bleu que le lapis et la turquoise, Notre-Dame-la-Belle planait sur un nuage d’argent ; dans ses bras, Gersinde, lumineuse et tangible, reposait, enveloppée du voile qu’elle avait sauvé. ”
