Résumé

Albert Richard Blanche de Marsilly : épisode de la Révolution (1879)

Quel bien-être et quelle consolation pouvait-elle entrevoir au delà des sombres murs qui l'enfermaient? Prisonnière, elle comptait sur la mort pour la réunir aux siens dans le sein du Seigneur. Libre, où irait-elle? Qui la défendrait contre un persécuteur puissant, qui ne manquerait pas de s'attacher à elle? De quelle main invoquerait-elle l'appui? Où chercherait-elle ceux à qui l'unissait autrefois une si étroite amitié? Comment présumer qu'Henri Melvil, que le vieil abbé lui-même existaient encore?
Depuis plus d'un an elle n'avait pas reçu d'eux le moindre
signe de vie.
Source : Gallica

Albert Richard Blanche de Marsilly : épisode de la Révolution (1879)

Cet homme, c'est l'espion Mougeot ! »
Blanche se recula avec un mouvement d'invincible horreur. Il y eut un instant de silence, terrible comme une épée suspendue sur la tète du coupable.
Mougeot râlait.
Soudain l'héroïque jeune fille, dans un élan d'abnégation chrétienne, fait violence à tous les sentiments de la nature : « Cet homme, dit-elle, est un malheureux et un moribond : quel qu'il soit, nous devons le sauver. Plus il est coupable, plus il faut chercher à faire descendre sur lui la grâce divine. Avant de prendre la main que vous me tendez, mon ami, promettez-moi sa vie. »
Source : Gallica

Albert Richard Blanche de Marsilly : épisode de la Révolution (1879)

Un paysan qu'il a convaincu plus que
les autres s'offre à le conduire, et se met à son entière disposition.
« Vous voulez voir M. Henri, lui dit-il; suivez-moi.
Nous l'aimons tous et nous le défendrions jusqu'à la mort. Si nous lui amenions un traître, celui-là ne nous échapperait pas longtemps. Mais vous, vous m'avez l'air digne de prendre du service parmi les gars. »
Monsieur Henri, c'était le nom par lequel les blancs, dans leur respectueuse familiarité, désignaient le jeune de la Rochejaquelein, c'était le nom de guerre de l'Achille de la Vendée.
Source : Gallica

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