Joanni d' Arsac

Élements biographiques

Joanni d' Arsac,  Les frères des écoles chrétiennes pendant la guerre de 1870-1871… (1872)

“ Il a rappelé à notre âge et à notre société croulante la foi des premiers siècles ; il a ranimé la chaleur vitale qui paraissait s'éteindre; il a recommencé, nous ne craignons pas de le dire, l'ère des martyrs; car être martyr, c'est donner sa vie pour Dieu et ses frères ; c'est donner sa vie en sacrifice, que le sacrifice soit consommé tout d'un coup comme l'holocauste, ou qu'il s'accomplisse lentement et qu'il fume nuit et jour comme les parfums sur l'autel. Être martyr, c'est donner au ciel tout ce qu'on a reçu : son or, son sang, son âme tout entière. ”
Source : Gallica

Joanni d' Arsac,  La guerre civile et la Commune de Paris en 1871… (1871)

“ Paris sans armée, sans organisation, isolé du monde entier, a tenu cinq mois en échec la plus formidable armée de l'Europe, gardé un ordre admirable parmi les épreuves sans nom, bravé la faim et le froid, le fer et le feu avec une constance qui ne s'est jamais démentie ; et lorsqu'enfin les armes sont tombées de ses mains avec son dernier morceau de pain, lorsqu'il a dû subir la douleur suprême de voir l'ennemi pénétrer dans ses murs si glorieusement défendus, il a su encore imposer au vainqueur par la majesté de son infortune. ”
Source : Gallica

Joanni d' Arsac,  Mémorial du siège de Paris (1871)

“ La bière était couverte du drap noir traditionnel, sur lequel tranchait avec vigueur une large croix, blanche, cousue à même dans l'étoffe, dont les deux bras tombaient lourdement sur les flancs du cercueil et semblaient l'étreindre furieusement. Sur cet unique et modeste ornement religieux, on voyait, en outre, placée à l'arrière, une capote de simple soldat de la ligne. Emblème ou souvenir, cet humble vêtement constituait le seul avoir honorifique du défunt, disant sa vie et aussi sa mort.
Personne n'accompagnait ce deuil. Le mort s'en allait sans un vivant auprès de lui.
”
Source : Gallica

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