François-Vincent Raspail

Élements biographiques

Portrait de François-Vincent Raspail François-Vincent Raspail Histoire naturelle de la santé et de la maladie chez les végétaux et chez les animaux en général… (1843)

Là, le cœur cesse de battre, et une sueur froide couvre le corps. La chaleur revient quelques instants après à la surface, comme si la vie, qui avait quitté la périphérie pour se concentrer vers la région du cœur, revenait de nouveau se tamiser, à travers les pores de l'épiderme, dans l'espace et dans l'éternité. Pendant que le corps tombe ainsi en défaillance, comme par lambeaux, que la matière vivante se décompose atome par atome, l'intelligence semble suivre une marche inverse, s'épurer et s'agrandir d'instant en instant ; la pensée s'exalte, les passions s'ennoblissent
Source : Gallica

Portrait de François-Vincent Raspail François-Vincent Raspail Réforme pénitentiaire. Lettres sur les prisons de Paris… (1839)

Rome païenne eut beau l'abreuver d'amertume, le couvrir d'opprobre et d'ignominie, le confondre avec les plus
vils coupables, sur le banc des accusés, et sur la croix des esclaves ; c'est un trône d'amour qu'elle lui dressa, en le clouant sur une potence ; et du haut du gibet, l'homme du peuple, l'ami des hommes, le prophète d'amour, n'eut qu'à pousser un seul cri vers la voûte céleste, pour que la voix de Dieu précipitât à ses pieds, implorant pardon et miséricorde, Jérusalem l'hypocrite et Rome la superbe, le prétoire et le bourreau, la Judée et l'empire, l'univers et au-delà.
Source : Gallica

Portrait de François-Vincent Raspail François-Vincent Raspail Appel urgent au concours des hommes éclairés de toutes les professions contre les empoisonnements industriels ou autres… (1863)

Loin de moi la pensée d'élever jamais à mon tour les bourreaux à la dignité de victimes! Qu'ils vivent, si cela se peut, tranquilles et exempts de remords, ces êtres dénaturés! qu'ils savourent le parfum de leurs holocaustes sauvages, de leurs jouissances! Le philosophe, émule de la divinité, ne doit former qu'un seul vœu (même au milieu des tortures physiques dont il est victime) : qui est de pouvoir savourer, jusqu'à son dernier soupir, le parfum qui s'exhale de l'amour du bien et
de l'oubli du mal, parfum qu'il n'a cessé de respirer un seul instant, pendant sa belle et longue existence.
Source : Gallica

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