Résumé

Portrait de François-Vincent Raspail François-Vincent Raspail Appel urgent au concours des hommes éclairés de toutes les professions contre les empoisonnements industriels ou autres… (1863)

Il me les faut, s'écrie la mode à la vue de ces merveilleux effets. — Je ne puis les reproduire, répond l'industrie, qu'à l'aide des deux plus terribles poisons que l'hygiène populaire vient de m'arracher des mains (l'arsenic, puis le mercure, voire même son deutochlorure, le sublimé corrosif, ce sel qui frappe comme la foudre à une dose si minime qu'on ne saurait la voir) . — Périsse la santé plutôt que mon triomphe ! s'écrie la mode ; frapper les regards du même trait que sa propre santé, cet instant fugitif vaut un siècle.
Source : Gallica

Portrait de François-Vincent Raspail François-Vincent Raspail Appel urgent au concours des hommes éclairés de toutes les professions contre les empoisonnements industriels ou autres… (1863)

Mais ce qui m'importe à moi, ce qui me regarde et est de ma mission spéciale et du département que je me suis créé, en dépit de toutes les entraves, c'est l'intérêt de votre santé, c'est le droit que je m'adjuge d'indiquer à chacun ce qui la menace et le moyen de la récupérer après l'avoir compromise ou perdue; c'est la poursuite de mon but, qui est d'arriver à ce que l'homme ne meure plus victime d'un accident ou d'un crime, qu'il meure de sa mort naturelle, au bout du cadre que la nature, en nous faisant naître, a tracé d'avance à notre longévité.
Source : Gallica

Portrait de François-Vincent Raspail François-Vincent Raspail Appel urgent au concours des hommes éclairés de toutes les professions contre les empoisonnements industriels ou autres… (1863)

C'est vous dire suffisamment qu'une telle association doit fonctionner au grand jour et sous les yeux de l'administration, sous les yeux entin de tout le monde.
Elle n'exclura de son sein que les paresseux, les oisifs, les égoïstes, les braillards et les faiseurs de phrases, mais surtout les bigots de toutes les croyances. Car ces gens ne respirent que le maintien et le retour des vieux moyens de torture; l'enfer à leurs yeux n'a pas de brasiers assez ardents pour satisfaire à la bonté de Dieu, et pour rôtir, même de pauvres petits enfants qui n'ont pas reçu un peu d'eau sur la tête.
Source : Gallica

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