Résumé

Affaire Castaing. Accusation d'empoisonnement… (1823)

L'accusation n'a plus que des incertitudes. Mais moi je n'ai plus d'incertitudes; j'en avais avant les débats, mais les débats m'ont démontré que ni le vin, ni le lait, ni la potion n'ont pu contenir le poison.
Il est d'abord un fait auquel il faut attacher quelqu'importance quand on veut faire condamner un homme sur des possibilités, et le voici : L'accusé médite son crime; il part de Paris pour l'exécuter, et il part sans emporter avec lui un seul grain de poison.
Source : Gallica

Affaire Castaing. Accusation d'empoisonnement… (1823)

L'audience est suspendue pendant une demi-heure.
A trois heures un quart M* Roussel a la parole.
Messieurs, un homme meurt à la fleur de l'âge, frappé par un coup imprévu. Une voix s'élève, et dit qu'il est mort par le poison. Mille voix répètent qu'il est mort empoisonné. Les plus graves circonstances viennent ajouter à l'horreur qu'inspire ce crime. C'est un médecin qui a abusé de la confiance due à sa noble profession; c'est un ami qui a fait couler la mort dans les veines de son ami; c'est un homme comblé de bienfaits qui, par cupidité, a terminé les jours de son bienfaiteur.
Source : Gallica

Affaire Castaing. Accusation d'empoisonnement… (1823)

L'indignation se soulève; on accuse la douceur de nos lois, on se plaint des lenteurs de la justice, et si l'impatience publique les tolère, ce n'est point qu'on en attende des lumières sur l'existence du crime, il ne s'agit plus que d'en connaître les détails, et l'instruction judiciaire n'est plus pour le public qu'une affaire de curiosité; c'est au milieu de cette prévention générale que l'instruction se commence, se poursuit et s'achève. On interroge la vie entière de l'accusé
Source : Gallica

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