Résumé

Mémoires de Marie Cappelle, Vve Lafarge… (1841-1842)

Deux accusations, dont l'une est terrible par ses conséquences, frappent Marie Cappelle. En procédant avec logique, le délit disparaît pour faire place au crime; si le crime est avéré, il n'y a plus à s'occuper du délit, toute la vie de l'accusé appartient à la justice. S'il triomphe de l'accusation capitale, alors le débat correctionnel s'engage, et, s'il y a condamnation, la peine est sérieusement appliquée. Mais pourquoi mutiler ainsi la vie de l'accusée, la frapper de condamnations sans savoir si ces condamnations entraîneront un effet?
Source : Gallica

Mémoires de Marie Cappelle, Vve Lafarge… (1841-1842)

Entendez Mlle Brun : un verre renferme de la poudre blanche, de l'arsenic; Marie Cappelle le remplit d'eau, et avale bravement elle-même cette polion qui doit infailliblement la tuer.
Où sommes-nous, grand Dieu ! Voilà une empoisonneuse qui avale une de ces doses énormes d'arsenic qu'elle est accusée de distribuer si généreusement à son mari ! Elle va sans doute trouver la mort qu'elle affronte si résolument; elle va du moins éprouver tous les symptômes de l'empoisonnement! Eh bien, ô miracle de la cause ! Marie Cappelle n'en sera pas même indisposée...
Source : Gallica

Mémoires de Marie Cappelle, Vve Lafarge… (1841-1842)

Plus tard vous la retrouverez au Vigeois, la tête perdue, s'agitant dans son sommeil, en proie dans son délire à tous ses souvenirs du Glandier, que son esprit malade ne lui rappelle qu'à travers le prisme de ses terreurs nouvelles.
Eh ! mon Dieu! nous laisserons à Mlle Brun sa bonne foi; mais ce que nous ne pouvons lui laisser, c'est la vérité de son témoignage... Chez les femmes de son tempérament et de son caractère, l'imagination tient de si près à la conscience que celle-ci admet aisément comme vrai ce que celle-là lui présente comme vraisemblable.
Source : Gallica

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