Résumé

Louis André Madame Lafarge, voleuse de diamants (1914)

Cet homme, tyrannique et mauvais, qui ne raisonnait avec personne, pas même avec lui, était fier d'être tenace et se comparait à Napoléon. Haï des prisonniers, il était souvent obligé, pour se faire obéir d'eux, d'avoir recours à Claude Gueux, qui en était aimé. Et voilà comment il avait conçu contre Claude une haine secrète, envieuse, implacable, une haine de souverain de droit à souverain de fait.
Voyons maintenant ce que les faits étaient devenus, comment Victor Hugo les avait transformés.
Delacelle — par pur caprice, — avait séparé Albin de Claude Gueux, l'avait
changé de quartier.
Source : Gallica

Louis André Madame Lafarge, voleuse de diamants (1914)

Avocat de Mme Lafarge, c'est en son nom, c'est au mien que je viens loyalement vous trouver. Vous ne refuserez pas de m'entendre, car vous ne voudriez pas, Madame, vous préparer bientôt de cruels et douloureux regrets.
« Croyez-moi, Madame, nous ne demandons à Mme de Léautaud que la vérité ; nous la supplions, dans son intérêt, d'épargner un scandale immense et de ne pas réduire la défense à une désolante nécessité.
Vous qui êtes sa mère, parlez à son coeur ; qu'elle comprenne bien qu'il est des aveux qu'on peut faire sans rougir, et que de nobles sentiments ne sont jamais une infamie. »
Source : Gallica

Louis André Madame Lafarge, voleuse de diamants (1914)

Sur la fin de sa vie, Mme Lafarge — quelque part dans l'abondante correspondance qui lui a survécu, — a livré le secret de ses contrastes troublants, de ses insaisissables inspirations :
« Je me souviens de choses que je n'ai jamais vues, atteste-t-elle. Je me comprends à peine moi-même. »
Le véritable état d'âme de Mme Lafarge, Me Bac, en avocat psychologue, ne l'avait-il pas surpris et, à la longue, pénétré jusqu'en ses profondeurs les plus cachées?
Un jour, — longtemps après les procès de Brive et de Tulle, — Me Bac causait avec le romancier Élie Berthet, son ami de jeunesse.
Source : Gallica

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