Résumé

Les fastes criminels de 1840. Procès de Madame Lafarge (1841)

Avocat de madame Lafarge, c'est en son nom, c'est au mien que je viens loyalement vous trouver. Vous ne refuserez pas de m'entendre, car vous ne voudriez pas, madame, vous préparer bientôt de cruels et douloureux regrets. Croyezle, madame, nous ne demandons à madame de Léautaud que la vérité ; nous la supplions, dans son intérêt, d'épargner un scandale immense et de ne pas réduire la défense à une désolante nécessité. Vous qui êtes sa mère, parlez à son cœur ; qu'elle comprenne bien qu'il
est des aveux qu'on peut faire sans rougir, et que de nobles sentiments ne sont jamais une infamie.
Source : Gallica

Les fastes criminels de 1840. Procès de Madame Lafarge (1841)

Non, vous vivrez pour votre famille, qui vous aime tant, pour ses amis nombreux ; vous vivrez pour vos juges eux-mêmes ; vous vivrez comme un témoignage glorieux pour la justice humaine, quand elle est confiée à des mains pures , à des esprits éclairés, à des âmes sensibles et compatissantes! »
(Vive sensation. )
(Au sortir de l'audience, madame Lafarge, rentrée dans sa chambre, a écrit à Me Paillet d'une main tremblante le billet suivant) : «Mon noble sauveur, je vous envoie ce que j'ai déplus précieux au monde, la croix d'honneur démon père. »
Source : Gallica

Les fastes criminels de 1840. Procès de Madame Lafarge (1841)

C'est sans
doute un grand malheur que la condamnation d'un innocent, mais après tout ce n'est qu'un malheur individuel. L'humanité gémit sans doute, mais la société est à peine touchée. Une violation des formes judiciaires est plus qu'un malheur individuel, c'est un malheur public. La société se sent frappée aux entrailles ; elle s'émeut et s'épouvante, car elle sait qu'on ne s'arrête pas dans les voies de l'arbitraire, et que la procédure qui a perdu un accusé peut demain perdre tous les citoyens.
Source : Gallica

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